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Actualités - Chronologie

Après les bleus, les Stones allument le stade de France

Les derniers à avoir foulé la pelouse du Stade de France furent les 22 Bleus d’Aimé Jacquet, vainqueurs, le 12 juillet, de la finale du Mondial 98. Quatorze jours après seulement, le désormais célébrissime Stade de France a revêtu d’autres habits pour recevoir 80.000 fans des Rolling Stones qui, à la veille de l’anniversaire de Mike Jagger — 55 ans dimanche 26 juillet —, ont été ainsi les premiers à transformer ce nouveau temple du football en «salle de concert». Trois générations de fans au grand complet étaient venues applaudir la dernière production des quinquagénaires du rock, toujours fringants malgré tout. Quelques milliers de spectateurs manquaient à l’appel, pour faire le plein, la «pelouse» protégée par un épais tapis pouvant accueillir environ 30.000 personnes. Mick Jagger, fan de football — on avait pu le voir encourager l’équipe d’Angleterre au stade Guichard à Saint-Etienne — a attendu la 8e chanson pour faire une allusion au ballon rond en déclarant: «Je suis tellement fier d’être dans le stade des champions du monde», suscitant l’approbation de la foule qui, pendant l’entracte, s’était laissé aller aux joies de la traditionnelle «ola». Une machine bien huilée Ils ont fait leur apparition sur scène peu avant 21h00. Keith Richards est arrivé le premier, visiblement remis d’un accident domestique survenu il y a quelques semaines et qui est à l’origine du retard pris par la tournée. Jagger le suit de près: silhouette et coupe de cheveux inchangées depuis le début des années 60. Il est en pantalon noir, veste noire, T-shirt jaune canari et écharpe assortie. Charlie Watts, le doyen, 57 ans — et le plus élégant à la ville — est habillé en pantalon de sport blanc et T-shirt de même. Ronnie Wood, le plus jeune du lot avec ses 51 ans, arbore la silhouette de bohémien de luxe qui est sa marque depuis toujours. Les premiers accords de «Satisfaction» sont plaqués. La machine des Stones se met en route pour deux heures trente minutes de spectacle qui font rapidement taire les inquiétudes sur une soi-disant méforme des musiciens. Jagger, qui va et vient sur scène comme une mouche électrisée, est bien le patron indiscuté. Les classiques sont revisités avec une ardeur sans cesse renouvelée. A la différence des deux dernières tournées, les Stones se risquent même à glisser une part non négligeable de nouveautés. Au milieu du show, un praticable se déplie au-dessus de la foule: les Stones viennent se percher sur une petite scène qui surplombe le public au beau milieu de la pelouse. Là, en formation ramassée, ils plongent dans la malle à souvenirs: «Little Queenie», une chanson de Chuck Berry, «Like a rolling stone», de Bob Dylan. Dans la partie finale du concert, les quatre hommes laissent la place aux effets pyrotechniques et aux jeux de lumière. Le tout se termine dans une pluie de confettis d’argent et dans un dernier feu d’artifice, sur les riffs de «Brown sugar». Comme chaque soir, le public a l’occasion d’élire une chanson de son choix via Internet. Ce sera «Paint it black», un standard des années 60. Cest «Sixties» où les Stones reviennent sans cesse. La soirée avait commencé par une prestation du chanteur Jean-Louis Aubert, déjà en lever de rideau des Stones il y a 16 ans, à la tête du groupe Téléphone, au Parc d’Auteuil, à Paris. (AFP)
Les derniers à avoir foulé la pelouse du Stade de France furent les 22 Bleus d’Aimé Jacquet, vainqueurs, le 12 juillet, de la finale du Mondial 98. Quatorze jours après seulement, le désormais célébrissime Stade de France a revêtu d’autres habits pour recevoir 80.000 fans des Rolling Stones qui, à la veille de l’anniversaire de Mike Jagger — 55 ans dimanche 26 juillet —, ont été ainsi les premiers à transformer ce nouveau temple du football en «salle de concert». Trois générations de fans au grand complet étaient venues applaudir la dernière production des quinquagénaires du rock, toujours fringants malgré tout. Quelques milliers de spectateurs manquaient à l’appel, pour faire le plein, la «pelouse» protégée par un épais tapis pouvant accueillir environ 30.000 personnes. Mick Jagger, fan de football...