Russell Eugene Weston, 41 ans, l’homme armé qui a déclenché vendredi une fusillade en pénétrant dans les bâtiments du Congrès, tuant deux policiers et blessant une touriste, est un marginal à la santé mentale fragile et connu des services de police, selon ses proches et les autorités fédérales citées dans la presse. Grièvement blessé lors de la fusillade, Russell Weston, domicilié alternativement dans le Montana et en Illinois, était toujours soigné, sous étroite surveillance policière, dans un hôpital de la capitale fédérale. Après une opération chirurgicale de quatre heures vendredi soir, son état était qualifié de «critique» par l’hôpital. Si les motivations de son geste restaient toujours entourées d’un épais mystère, les premiers éléments de sa personnalité révélés par ses proches ou les autorités fédérales dans la presse le présentaient cependant comme un homme solitaire et troublé par de multiples problèmes psychologiques. «Je dirais que c’est un introverti», a expliqué son père, Russell Weston Senior, 66 ans, interrogé au téléphone à son domicile de Valmeyer (Illinois) par le quotidien Miami Herald. «Il n’a pas beaucoup d’amis», a relevé M. Weston. Depuis de nombreuses années, Russell Weston partageait son temps entre le domicile de ses parents et une cabane installée dans un petit village du Montana, Rimini, a raconté son père. Il ne travaillait plus depuis le milieu des années 80, date jusqu’à laquelle il était l’homme à tout faire dans une maison de retraite. Il tue des chats M. Weston père a expliqué qu’il avait vu son fils pour la dernière fois jeudi et qu’il l’avait renvoyé après une dispute. «Il a tué des chats et je l’ai mis dehors», a-t-il raconté. «Je suis devenu fou et je lui ai dit tu dois partir». Interrogé sur les motivations de son fils et ses éventuels griefs contre le Congrès (Parlement) ou Washington, M. Weston s’est contenté de répondre qu’il n’avait «pas plus que les autres» de raisons d’en vouloir aux autorités fédérales. Cependant, le père a précisé que son fils avait récemment écrit aux autorités pour accuser le gouvernement d’avoir posé des mines dans sa propriété du Montana. «Sa tête ne marchait pas vraiment bien», a commenté M. Weston. «Il lui arrivait de venir devant ma maison et de dire: Le gouvernement me surveille avec votre parabole satellitaire», a pour sa part indiqué un de ses voisins du Montana, Ken Moore, 76 ans, interrogé par le Washington Post. «J’essayais de le rassurer, mais cela ne faisait aucune différence», a ajouté M. Moore. «Il était du genre solitaire, un peu bizarre, paranoïaque jusqu’au bout des ongles. Parfois, il dérapait complètement». Tout lien avec des milices antigouvernementales «peut être absolument exclu. Cet homme était très solitaire», a pour sa part affirmé le shérif du comté de Monroe dans l’Illinois, Dan Kelly. M. Weston n’a par ailleurs pas de casier judiciaire dans l’Illinois, a-t-il précisé. Comme l’a confirmé vendredi le représentant (député) démocrate Steny Hoyer, Russell Weston était connu du Secret Service, la police chargée notamment d’assurer la sécurité du président, à cause de lettres de menaces dans lesquelles il affirmait que Bill Clinton devait être tué. Selon les informations de plusieurs chaînes de télévision et de quotidiens américains, des agents du Secret Service l’ont interrogé en juin 1996 au sujet du contenu de ses lettres. Après cette enquête, les services de sécurité avaient alors conclu que M. Weston ne constituait pas une menace immédiate pour la sécurité du président, selon les mêmes sources. Comme le prévoit la loi américaine, l’auteur des coups de feu devrait être poursuivi pour meurtres d’officiers fédéraux, un crime passible de la peine capitale. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Russell Eugene Weston, 41 ans, l’homme armé qui a déclenché vendredi une fusillade en pénétrant dans les bâtiments du Congrès, tuant deux policiers et blessant une touriste, est un marginal à la santé mentale fragile et connu des services de police, selon ses proches et les autorités fédérales citées dans la presse. Grièvement blessé lors de la fusillade, Russell Weston, domicilié alternativement dans le Montana et en Illinois, était toujours soigné, sous étroite surveillance policière, dans un hôpital de la capitale fédérale. Après une opération chirurgicale de quatre heures vendredi soir, son état était qualifié de «critique» par l’hôpital. Si les motivations de son geste restaient toujours entourées d’un épais mystère, les premiers éléments de sa personnalité révélés par ses proches ou...