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Actualités - Reportage

Vacances américaines New Look On s'éclate au centre d'art Paul Getty (photos)

Montagne ou bord de mer, un dilemme révolu quand on pense vacances An 98. L’enjeu n’est plus l’altitude la plus verdoyante ni le sable le plus fin mais ces lieux tout en magie intérieure, où l’on vit le seuil du 21e siècle au rythme de l’essence des choses. L’essence de la beauté, l’essence du mysticisme. Une nouvelle forme de tourisme très prisée aux États-Unis qui a notamment pour nom le Centre Paul Getty et tout une chaîne de monastères. Pleins feux d’abord sur ce havre de divertissements hautement artistiques qu’est le Centre Getty. De magnifiques massifs d’arbustes de plus de 3 mètres de haut et de 2 mètres d’épaisseur (que l’on a fait pousser en 18 mois), un savant arrangement architectural mariant le verre, l’acier et la pierre, des galeries vitrées, de confortables sièges recouverts de tissus précieux... Le tout baignant dans l’atmosphère pure et limpide des hautes cimes, où tout est calme, luxe et volupté, comme dans le plus idyllique des Spa. Sauf qu’ici, on vient faire une cure d’esthétisme pur plutôt qu’une remise en forme. Un lieu privilégié que l’on dirait réservé à des happy-few et qui est en fait ouvert à tous. Pour y être admis, il faut uniquement débourser 5 dollars, (frais de parking). Après quoi, on pénètre en toute liberté dans cet extraordinaire royaume de l’art qu’est le Centre Paul Getty, s’étendant sur une superficie de 500.000 m2 et niché sur le sommet d’une montagne surplombant Los Angeles. Coût de l’ensemble, un milliard de dollars. On y vient pas comme dans un musée traditionnel, admirer des créations de maîtres puis repartir. Au Centre Paul Getty, on vient prendre un bol d’air frais pour l’esprit, l’œil et l’âme. L’ensemble a été conçu pour procurer un bain culturel des plus euphorisants. Inauguré en décembre dernier, il se compose de onze bâtiments qui sont autant de chefs-d’œuvre architecturaux, (signés Richard Meir), disséminés dans un magnifique paysage fait d’une suite de jardins. Et qui plus est, aucun véhicule ne vient perturber la quiétude des lieux. Et pour cause, le parking est situé au pied de la montagne. De là, un train électrique flambant neuf grimpe allègrement et en sifflant un circuit d’environ un kilomètre, bordé d’une luxuriante végétation. Par ailleurs, les camions approvisionnant le centre en toutes sortes de produits empruntent un toute autre chemin qui ne croise, à aucun endroit, l’itinéraire des visiteurs. Seul ou en famille A ces derniers donc, le loisir de goûter pleinement l’art pour l’art dans un morceau de nature rendu édénique. Voilà pourquoi ce site (comprenant un musée, plusieurs bibliothèques spécialisées dans les livres d’art, des instituts de recherches en histoire de l’art, un laboratoire d’analyse et de restauration, un bureau pour les bourses, des restaurants et des cafétérias) attire les vacanciers en mal de beauté et de transcendance. l’accès à ces divers départements est gratuit. De plus, les différents bâtiments sont tous pourvus de terrasses et de balcons où on peut se rendre si l’on a envie d’avoir une vue imprenable sur l’océan. Le centre, qui possède une exceptionnelle collection de toiles et de sculptures européennes, de très beaux spécimens de meubles français anciens, de magnifiques manuscrits enluminés et un lot de 65.000 photographies, est financé par la fondation Jean-Paul Getty. Rappelons que ce baron du pétrole doublé d’un amoureux des arts avait laissé à sa mort, (en 1976), un legs de 4, 5 milliards de dollars pour que ses descendant continuent dans la voie royale du mécénat. Lui avait été intéressé au départ par l’acquisition de pièces antiques et d’objets d’art décoratifs de facture française. Sa collection de peintures n’était pas aussi spectaculaire. Ce n’est qu’en 1983 que la Fondation, ayant alors à sa tête John Walsh, a commencé à l’enrichir. Aujourd’hui, elle donne à voir cinq siècles d’art plastique des retables italiens du 14e siècle, aux voisins expressionnistes de James Ensor (19e siècle). L’art du 20e siècle a aussi ses grandes entrées, la dernière en date étant les célèbres «Iris» de Van Gogh. Il y a donc beaucoup à voir dans ce paradis de lumière et de culture où l’on peut passer des journées entières à déambuler entre ce qui s’est fait le plus beau à travers les siècles, avec des pauses - respiration dans des étendues de fleurs et de verdure. On peut venir là seul ou en famille, des salles spéciales étant aménagées pour les enfants qui peuvent s’adonner à toutes sortes de jeux et divertissements artistiques: séances de dessin, de lecture, de cinéma et même de déguisement. Qui a dit qu’on ne peut s’éclater que dans les clubs Med, leur furia et leurs châteaux de sable?...
Montagne ou bord de mer, un dilemme révolu quand on pense vacances An 98. L’enjeu n’est plus l’altitude la plus verdoyante ni le sable le plus fin mais ces lieux tout en magie intérieure, où l’on vit le seuil du 21e siècle au rythme de l’essence des choses. L’essence de la beauté, l’essence du mysticisme. Une nouvelle forme de tourisme très prisée aux États-Unis qui a notamment pour nom le Centre Paul Getty et tout une chaîne de monastères. Pleins feux d’abord sur ce havre de divertissements hautement artistiques qu’est le Centre Getty. De magnifiques massifs d’arbustes de plus de 3 mètres de haut et de 2 mètres d’épaisseur (que l’on a fait pousser en 18 mois), un savant arrangement architectural mariant le verre, l’acier et la pierre, des galeries vitrées, de confortables sièges recouverts de...