La sélection américaine hétéroclite rassemblée en catastrophe en juin à Chicago, qui a pris ses quartiers à Monaco du 15 au 23 juillet pour se préparer au Mondial d’Athènes du 29 juillet au 9 août prochain, a montré de solides arguments sportifs pour tenter de défendre son titre de champion du monde. En l’absence des stars NBA, pour cause de lock-out imposé par les propriétaires de franchises contestant leurs revendications salariales, des joueurs nettement moins célèbres ont pris le relais. Et ne demandent qu’à faire reluire leur étoile montante sous la houlette de Rudy Tomjanovich, entraîneur des Houston Rockets (NBA). «Tout est nouveau pour nous. Nous manquons de références sur la valeur de la sélection bâtie tout récemment et cherchant à se forger une identité et un style», a confié l’entraîneur américain. La formation outre-Atlantique, même si elle n’a rien à voir avec la Dream Team, a véritablement humilié les Français, encore sous le coup il est vrai de l’éprouvant tournoi de Séville, samedi en Principauté (93-63), avant de venir à bout des Espagnols (95-87) dimanche. Les Américains boucleront leur préparation à Rome samedi face aux Italiens, vice-champions d’Europe. Mais Tomjanovich a déjà retiré des sujets de satisfaction des deux premières confrontations. «Nous ne sommes pas grands favoris comme en 94 au Canada et il y aura plus de suspens qu’avec une formation NBA, mais j’aime cette équipe qui progresse jour après jour. L’entraîner et l’emmener au sommet est l’un des plus grands challenges de ma carrière», a affirmé le coach américain, un technicien pourtant doté d’un superbe palmarès avec deux titres de champion NBA (94 et 95) et six participations dans les sept derniers play-off avec Houston Rockets. Le groupe américain, regroupant des joueurs évoluant ou ayant évolué en ligue pro en Europe comme Tim Breaux (ex-Tours), Jimmy Oliver (ex-Nancy), Wendell Alexis (Berlin, ex-Levallois), Gerard King (Sienne) ou Michael Hawkins (Olympiakos Le Pirée), quelques-uns des meilleurs éléments de la ligue mineure CBA, et des universitaires pleins d’ambition, ne compte qu’un seul joueur à plus de 2m06, le jeune pivot de l’Université de Purdue, Brad Miller (2,11m, 22 ans). «Nous serons parmi les plus petits à Athènes, nous devrons donc insister sur la pression défensive et compenser par la mobilité et l’agressivité tout en veillant à améliorer notre jeu d’attaque. Mais nos victoires se forgeront sur notre jeu défensif», a assuré Tomjanovich. Trois fois champions du monde (54, 86 et 94) et huit fois sur le podium, les Etats-Unis commenceront à défendre leur couronne le 29 juillet face au Brésil dans une poule qualificative regroupant la Lituanie et la Corée du Sud.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La sélection américaine hétéroclite rassemblée en catastrophe en juin à Chicago, qui a pris ses quartiers à Monaco du 15 au 23 juillet pour se préparer au Mondial d’Athènes du 29 juillet au 9 août prochain, a montré de solides arguments sportifs pour tenter de défendre son titre de champion du monde. En l’absence des stars NBA, pour cause de lock-out imposé par les propriétaires de franchises contestant leurs revendications salariales, des joueurs nettement moins célèbres ont pris le relais. Et ne demandent qu’à faire reluire leur étoile montante sous la houlette de Rudy Tomjanovich, entraîneur des Houston Rockets (NBA). «Tout est nouveau pour nous. Nous manquons de références sur la valeur de la sélection bâtie tout récemment et cherchant à se forger une identité et un style», a confié l’entraîneur...