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Actualités - Chronologie

Découverte d'un gêne-clé dans le développement de la maladie d'Alzheimer

Des chercheurs américains ont isolé un gène dont le rôle semble vital pour le développement de la version la plus répandue de la maladie d’Alzheimer, rapporte le mensuel «Nature Genetics». Selon les travaux dirigés par Deborah Blacker, de l’université de Harvard (Massachusetts), les personnes qui disposent d’une mutation de ce gène, connu sous le nom de A2M, courent jusqu’à trois fois plus de risques que les autres d’être victimes de ce désordre neurologique fréquent chez les personnes âgées. De plus, les protéines produites par ce gène mutant, mises en évidence parce qu’elles agissent avec les plaques qui se forment dans le cerveau et sont à l’origine de la maladie, sont également liées à d’autres gènes déjà associés à l’affection, ont noté les auteurs de l’étude. «Cette découverte met en évidence un processus d’interaction entre protéines qui, selon nous, conduit le processus de développement de la maladie d’Alzheimer», a estimé l’un des chercheurs, le Dr Rudolph Tanzi, du Massachusetts General Hospital de Boston. «Cela pourrait devenir une nouvelle cible pour des médicaments permettant de prévenir ou de traiter cette maladie», a-t-il ajouté. Dans une autre étude publiée par «Nature Genetics», d’autres scientifiques américains ont par ailleurs établi qu’une autre mutation génétique déjà associée à la version bénéditaire de la maladie d’Alzheimer ne permettait pas de déterminer si, oui ou non, la personne qui est en dotée va développer la maladie mais plutôt quand elle va le faire. «Pour les personnes qui sont prédisposées à la maladie, nous avons déterminé que le nombre de gènes APOE-4 dont il ou elle est porteur peut nous dire à peu près à quel âge elle sera frappée par la maladie», a expliqué le Dr John Breitner, de l’université Johns Hopkins de Baltimore (Maryland). La maladie d’Alzheimer frappe actuellement 4 millions de personnes âgées aux Etats-Unis. Selon de récentes projections publiées par l’association Alzheimer, ce chiffre pourrait grimper à 14 millions d’ici l’année 2050. (AFP)
Des chercheurs américains ont isolé un gène dont le rôle semble vital pour le développement de la version la plus répandue de la maladie d’Alzheimer, rapporte le mensuel «Nature Genetics». Selon les travaux dirigés par Deborah Blacker, de l’université de Harvard (Massachusetts), les personnes qui disposent d’une mutation de ce gène, connu sous le nom de A2M, courent jusqu’à trois fois plus de risques que les autres d’être victimes de ce désordre neurologique fréquent chez les personnes âgées. De plus, les protéines produites par ce gène mutant, mises en évidence parce qu’elles agissent avec les plaques qui se forment dans le cerveau et sont à l’origine de la maladie, sont également liées à d’autres gènes déjà associés à l’affection, ont noté les auteurs de l’étude. «Cette découverte...