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Actualités - Chronologie

Pénurie d'eau à Kaboul après le départ des ONG

Les Kaboulis ressentent déjà les effets de la décision des «étudiants en théologie» d’expulser les Organisations non gouvernementales: diminution de l’eau potable et de l’assistance médicale. L’aide humanitaire — essentielle pour les Kaboulis — pourrait bien se tarir après la décision de l’ONU d’arrêter son aide non vitale pour protester contre l’expulsion des ONG de Kaboul par les taliban, lundi et mardi. «Nous n’avons plus d’eau au robinet depuis plusieurs jours, et les gens commencent à être malades en buvant l’eau des puits», a ainsi affirmé Shah Marai. Selon ce résidant du quartier populaire de Khair Khana (nord de Kaboul) — dont l’eau potable était fournie par l’ONG française maintenant fermée «Solidarités» — les habitants craignent des épidémies. «Les gens ont lancé des bouteilles vides sur les Jeeps des taliban. C’est de leur faute si nous n’avons plus d’eau», a affirmé un autre habitant. Selon des spécialistes de l’action sanitaire, les puits qui sont désormais utilisés fournissent une eau impropre à la consommation car elles sont facilement contaminées par les latrines et les eaux usées. Les Nations Unies ont annoncé la suspension de leur aide à Kaboul, à l’exception de «l’assistance vitale», pour protester contre l’expulsion par les taliban de plusieurs Organisations non gouvernementales (ONG) et la fermeture de leurs bureaux à Kaboul. Le coordinateur humanitaire de l’ONU, Sergio Vieira de Mello, a affirmé que les Nations Unies pourraient suspendre des programmes de réhabilitation, limiter l’acheminement de vivres et réduire les réserves d’eau potable. Dans le secteur médical aussi, les spécialistes craignent les effets de l’expulsion des ONG qui fournissaient toute une infrastructure en personnel et en médicaments aux hôpitaux de la ville qui sont souvent dans un triste état. «Nous sommes totalement dépendants de l’aide étrangère en matière de nourriture, de salaires et de médicaments», a expliqué un médecin qui affirme que son hôpital a seulement une quantité limitée de nourriture et de médicaments laissés sur place par Médecins sans frontières (MSF) et Action contre la faim (ACF) avant leur départ. (AFP)
Les Kaboulis ressentent déjà les effets de la décision des «étudiants en théologie» d’expulser les Organisations non gouvernementales: diminution de l’eau potable et de l’assistance médicale. L’aide humanitaire — essentielle pour les Kaboulis — pourrait bien se tarir après la décision de l’ONU d’arrêter son aide non vitale pour protester contre l’expulsion des ONG de Kaboul par les taliban, lundi et mardi. «Nous n’avons plus d’eau au robinet depuis plusieurs jours, et les gens commencent à être malades en buvant l’eau des puits», a ainsi affirmé Shah Marai. Selon ce résidant du quartier populaire de Khair Khana (nord de Kaboul) — dont l’eau potable était fournie par l’ONG française maintenant fermée «Solidarités» — les habitants craignent des épidémies. «Les gens ont lancé des...