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Actualités - Chronologie

Papouasie : les secouristes se consacrent uniquement aux rescapés

Les militaires ont commencé l’évacuation du lagon de Sissano, devenu la tombe de plusieurs milliers de victimes du raz-de-marée qui a ravagé il y a huit jours la côte nord de la Papouasie. Le bilan officiel des trois vagues de dix mètres de haut qui ont rayé de la carte sept villages s’élève à 1.600 morts mais 4.000 à 5.000 personnes sont toujours portées disparues. Une bande de 120 kilomètres carrés sur la côte nord du Sépic occidental est désormais laissée aux crocodiles, aux cochons et à la chaleur. Dans quatre semaines, la bande de sable qui sépare le lagon de l’océan sera dynamitée afin que les corps soient emportés vers le large par les courants. Malgré les efforts des secours, des centaines, peut-être des milliers de cadavres flottaient toujours dans le lagon plusieurs jours après la catastrophe. Risque de nouvelles secousses En dehors des risques d’épidémies, dus au nombre élevé de corps en décomposition dans le lagon de Sissano, les survivants pourraient être confrontés à un autre danger, sismique celui-ci. De nombreuses secousses secondaires ont touché en effet la côte entre Wewak, au nord, et la frontière avec l’Irian Jaya et les spécialistes s’attendent à une ou plusieurs nouvelles vagues la semaine prochaine. Des rumeurs se répandent même dans l’île sur une secousse tellurique imminente. Désormais, les équipes de secours ont décidé de se consacrer entièrement aux survivants. Des équipes de maîtres-chiens dépêchées des Etats-Unis ont commencé à patrouiller dans la brousse pour rechercher et porter secours aux rescapés du raz-de-marée. Les médecins militaires australiens, qui s’attendaient à rester sur place entre une semaine et 10 jours, se préparent à différer leur départ pour faire face au taux élevé d’infections. L’Eglise catholique à Aitape a indiqué que les rescapés regroupés dans les centres de soins de Ramo, de Pou et de Sissano avaient besoin de moustiquaires, de tentes, de couvertures, de lampes, de savon et de vêtements. Un député d’Aitape, Eddy Saweni, a déclaré que les autorités se penchaient sur un programme de relogement permanent des rescapés une fois les mesures d’urgence achevées. Il a aussi demandé au premier ministre Bill Skate de débloquer une nouvelle enveloppe de 4 millions de kina (2,5 millions de dollars), considérant que les 2 premiers millions de kina promis par le gouvernement seraient insuffisants. Le manque de vivres commence à devenir tragique. Dans le village de Pou, par exemple, où sont rassemblées plusieurs centaines de rescapés, le responsable des opérations de secours, Godfrey Baraka, a indiqué qu’il ne lui restait que trois sacs de riz pour nourrir les nouveaux arrivants, en attendant le prochain approvisionnement par hélicoptère. (AFP)
Les militaires ont commencé l’évacuation du lagon de Sissano, devenu la tombe de plusieurs milliers de victimes du raz-de-marée qui a ravagé il y a huit jours la côte nord de la Papouasie. Le bilan officiel des trois vagues de dix mètres de haut qui ont rayé de la carte sept villages s’élève à 1.600 morts mais 4.000 à 5.000 personnes sont toujours portées disparues. Une bande de 120 kilomètres carrés sur la côte nord du Sépic occidental est désormais laissée aux crocodiles, aux cochons et à la chaleur. Dans quatre semaines, la bande de sable qui sépare le lagon de l’océan sera dynamitée afin que les corps soient emportés vers le large par les courants. Malgré les efforts des secours, des centaines, peut-être des milliers de cadavres flottaient toujours dans le lagon plusieurs jours après la catastrophe. ...