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Actualités - Reportage

Vif succès de la 4e biennale des cinémas arabes, à Paris

La 4e «Biennale des cinémas arabes» est décidément un succès. Le public vient nombreux, suit les projections avec intérêt et, en général, participe aux débats. C’était le cas pour la séance qui réunissait, au même programme, deux films de fiction: le long métrage «La Voie Lactée» d’Ali Nassar et le court métrage «Soha» de Bassem Fayad. Nassar est Palestinien, et Fayad Libanais. * * * «La Voie Lactée» (aucun rapport avec Bunuel!) se présente comme une chronique de la vie quotidienne dans un village sous occupation israélienne. Avec ses travaux, ses joies et ses peines, bientôt ses drames... Avec ses personnages simples et bien typés, les uns comme figés dans la mémoire de leurs malheurs, les autres amers et révoltés. Sans oublier «L’Idiot» (tendre et pas si bête), de tradition dans l’imaginaire arabe, cinéma compris. Le film est intéressant, bien mené, bien joué. On peut regretter un scénario mal maîtrisé et diverses imperfections. * * * «Soha» agit comme une sorte d’électrochoc. La révélation d’un talent surprenant: le jeune Bassem Fayad, étudiant à l’IESAV, s’affirme comme un des espoirs incontestables du futur (?) cinéma libanais. En 15 minutes, tout est dit: l’histoire, la souffrance, l’attente... une si longue attente. Et tout cela, grâce à une technique qui relève purement du cinéma. Photo, bande-son, montage, idées de mise en scène: le travail de Bassem Fayad est impeccable. Un coup d’essai qui est un coup de (jeune) maître. Costa-Gavras, avec qui j’ai pu en parler, était absolument du même avis. * * * Costa-Gavras, justement, qui nous a accordé une interview bien «remplie» (nous en reparlerons, et sur les ondes de Radio-Liban aussi). L’initiative de l’IMA le passionne et il y a fait des découvertes qui l’ont plus d’une fois étonné. Selon lui, chaque pays qui en a la volonté peut et doit avoir «son» cinéma. A méditer... A noter encore que l’auteur de «Z» et de «Mad City» prépare le projet d’un film à tourner à Cuba, aux Antilles et, sauf erreur, au Canada.
La 4e «Biennale des cinémas arabes» est décidément un succès. Le public vient nombreux, suit les projections avec intérêt et, en général, participe aux débats. C’était le cas pour la séance qui réunissait, au même programme, deux films de fiction: le long métrage «La Voie Lactée» d’Ali Nassar et le court métrage «Soha» de Bassem Fayad. Nassar est Palestinien, et Fayad Libanais. * * * «La Voie Lactée» (aucun rapport avec Bunuel!) se présente comme une chronique de la vie quotidienne dans un village sous occupation israélienne. Avec ses travaux, ses joies et ses peines, bientôt ses drames... Avec ses personnages simples et bien typés, les uns comme figés dans la mémoire de leurs malheurs, les autres amers et révoltés. Sans oublier «L’Idiot» (tendre et pas si bête), de tradition dans l’imaginaire...