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Actualités - Chronologie

Assassinat d'un évêque au Guatémala : un prêtre arrêté(photo)

Un jeune prêtre, Mario Orantes, qui travaillait avec l’évêque auxiliaire de Guatemala, Mgr Juan Gerardi, et la cuisinière de ce dernier ont été arrêtés comme suspects de son assassinat, le 26 avril dernier. Le juge qui a ordonné l’arrestation, Isaias Figueroa, a estimé qu’il avait «suffisamment d’éléments» pour ce faire, sans plus d’explications. Le prêtre, qui avait découvert le corps après le crime, et la cuisinière, Margarita Lopez, ont été capturés dans la paroisse de San Sebastian, là même où Mgr Gerardi, défenseur des droits de l’homme, âgé de 75 ans, avait été tué à coups de briques. Dans des déclarations à la presse, la cuisinière a cependant démenti avoir quoi que ce soit avec les faits. «Dieu sait que nous ne sommes mêlés en rien» au crime, a-t-elle affirmé à la sortie du tribunal où elle avait été emmenée avant d’être incarcérée à la maison d’arrêt de Pavoncito, à 20 kilomètres au nord de la capitale, de même que le prêtre. Margarita Lopez a par ailleurs protesté du fait que les policiers n’ont pas présenté de mandat d’arrêt au moment de l’arrestation. Les forces de l’ordre ont également emporté le chien du prêtre. Les enquêteurs ont en effet jugé suspect que celui-ci n’aboie pas la nuit du crime et ont déduit qu’il connaissait l’assassin. La semaine dernière, le Bureau des droits de l’homme de l’archevêché du Guatemala (ODHA) avait dénoncé un membre de l’état-major présidentiel, chargé de la sécurité du chef de l’Etat, Alvaro Arzu, et un autre militaire à la retraite mais ayant «occupé des postes importants» comme étant impliqués dans l’assassinat. Le coordinateur du projet pour la «Récupération de la Mémoire historique (REHMI)», Edgar Gutierrez, avait précisé que l’archevêché formaliserait son accusation devant le ministère public sans donner aucun nom. Lundi l’évêque auxiliaire de Guatemala, Mario Rios, avait estimé au cours d’une conférence de presse que le gouvernement «n’a pas envie» de faire la lumière sur l’assassinat de Mgr Gerardi. La mort de l’évêque, tué à 300 mètres du Palais national, siège de la présidence, avait suscité une immense émotion dans tout le pays. Son assassinat, de onze coups de briques portés au visage et à la tête, avait été aussitôt attribué aux escadrons de la mort par Rigoberta Menchu, Prix Nobel de la Paix 1992. Ancien évêque du Quiché, dans le nord du pays, une des régions les plus soumises à la répression militaire durant les années de guérilla, son engagement en faveur des droits de l’homme lui avait valu l’inimitié des secteurs les plus conservateurs de l’armée et de l’oligarchie.(AFP)
Un jeune prêtre, Mario Orantes, qui travaillait avec l’évêque auxiliaire de Guatemala, Mgr Juan Gerardi, et la cuisinière de ce dernier ont été arrêtés comme suspects de son assassinat, le 26 avril dernier. Le juge qui a ordonné l’arrestation, Isaias Figueroa, a estimé qu’il avait «suffisamment d’éléments» pour ce faire, sans plus d’explications. Le prêtre, qui avait découvert le corps après le crime, et la cuisinière, Margarita Lopez, ont été capturés dans la paroisse de San Sebastian, là même où Mgr Gerardi, défenseur des droits de l’homme, âgé de 75 ans, avait été tué à coups de briques. Dans des déclarations à la presse, la cuisinière a cependant démenti avoir quoi que ce soit avec les faits. «Dieu sait que nous ne sommes mêlés en rien» au crime, a-t-elle affirmé à la sortie du...