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Actualités - Chronologie

L'évacuation seule solution pour les survivants du raz-de-marée de Papouasie(photo)

L’évacuation des survivants de la zone la plus touchée par le raz-de-marée de Papouasie reste peut-être la seule solution pour éviter la propagation de maladies, rendue inévitable par le nombre de corps en décomposition dans le lagon, a suggéré jeudi un député. Andrew Kumbako, député, ne voit pas d’autre solution que de déplacer les rescapés et d’isoler la côte nord du Sepic occidental jusqu’à ce que les risques d’épidémies disparaissent. «Le gouvernement devrait interdire à jamais cette zone aux habitants, sauf pour aller pêcher», a déclaré M. Kumbako à la radio australienne ABC. Seuls des scientifiques devraient être autorisés à déclarer cette zone de nouveau habitable, a-t-il précisé. Malgré les efforts des secours, des centaines, peut-être des milliers de cadavres flottent toujours dans le lagon où sept villages ont été rayés de la carte par trois vagues de dix mètres de haut. Les opérations de repêchage des corps, rendues très difficiles par les entrelacs des palétuviers dans les marécages qui bordent le lagon de Sissano, pourraient être interrompues par les autorités, préoccupées par la santé des sauveteurs eux-mêmes. «Il y a encore de nombreux corps qui flottent dans l’eau et qui la contaminent», a expliqué Julian Yohrin, le coordinateur local des secours. L’Eglise catholique a même rappelé ses équipes de fossoyeurs de la zone sinistrée mercredi, pour préserver la santé de ces volontaires. Pourtant, de nombreux secouristes ont fait part de leur souhait de continuer à enterrer ou à brûler les corps sur place, a indiqué le père Austen Crapp. «Notre tâche est loin d’être terminée et le risque d’épidémie grandit d’autant plus que les vagues emmènent les cadavres à l’ouest et à l’est de la bande de terre touchée par le raz-de-marée», a-t-il déclaré. Nourrir et abriter les rescapés «Nous nous devons, avec les soldats australiens et les secouristes de Papouasie-Nouvelle Guinée de repêcher les corps et de les enterrer le plus rapidement possible», a-t-il ajouté. Les efforts des secouristes sont concentrés à présent sur les rescapés en leur assurant de quoi manger et s’abriter. Les sauveteurs peinent en effet à nourrir les milliers de survivants hébétés, regroupés dans les villages de l’intérieur. Dans le village de Pou, où sont massées 1.300 personnes, le responsable des opérations de secours, Godfrey Baraka, a indiqué qu’il ne lui restait que trois sacs de riz pour nourrir les nouveaux arrivants, en attendant le prochain approvisionnement par hélicoptère. «Les gens ont faim et nous n’avons rien à leur donner. Il n’y a pas de lait pour les enfants, il n’y a pas d’abris, il n’y a rien», explique-t-il.(AFP)
L’évacuation des survivants de la zone la plus touchée par le raz-de-marée de Papouasie reste peut-être la seule solution pour éviter la propagation de maladies, rendue inévitable par le nombre de corps en décomposition dans le lagon, a suggéré jeudi un député. Andrew Kumbako, député, ne voit pas d’autre solution que de déplacer les rescapés et d’isoler la côte nord du Sepic occidental jusqu’à ce que les risques d’épidémies disparaissent. «Le gouvernement devrait interdire à jamais cette zone aux habitants, sauf pour aller pêcher», a déclaré M. Kumbako à la radio australienne ABC. Seuls des scientifiques devraient être autorisés à déclarer cette zone de nouveau habitable, a-t-il précisé. Malgré les efforts des secours, des centaines, peut-être des milliers de cadavres flottent toujours dans le...