Le Burundi veut négocier un cessez-le-feu avec les rebelles
le 23 juillet 1998 à 00h00
Le gouvernement burundais a demandé à rencontrer les groupes armés de la rébellion hutue pour discuter des modalités d’un cessez-le-feu, a déclaré le ministre du Processus de paix, Ambroise Nyonsaba. Cette rencontre interviendrait lors du deuxième round des pourparlers interburundais. «Nous avons dans la délégation gouvernementale des officiers de l’armée, nous souhaitons discuter du cessez-le-feu directement avec les rebelles», a déclaré M. Nyonsaba qui préside la délégation gouvernementale aux pourparlers de paix interburundais d’Arusha (nord de la Tanzanie). A la fin du premier round de négociations, le 21 juin, 17 délégations avaient signé une déclaration commune qui appelait notamment à un cessez-le-feu avant le 20 juillet. Les violences se sont pourtant poursuivies et l’armée et la rébellion se sont mutuellement accusées d’avoir tué des civils. L’armée «doit continuer et continuera à défendre la population», a-t-il ajouté, accusant la rébellion de «tuer des civils». «La cessation des hostilités, c’est que les rebelles arrêtent de tuer la population», a-t-il poursuivi. Estimant les négociations «irréversibles», M. Nyonsaba s’est réjoui que le médiateur tanzanien Julius Nyerere ait organisé des sessions de négociations «entre Burundais». «Sur toutes les questions, on va s’entendre. Il faudra du temps mais on l’a», a-t-il estimé. Sa proposition de rencontre s’est heurtée à des réticences de la part des rebelles, a-t-il toutefois reconnu. Trois mouvements de la rébellion participent aux négociations d’Arusha: le Conseil national pour la démocratie au Burundi (CNDD), présidé par l’ancien ministre de l’Intérieur, Léonard Nyangoma, le Palipe-hutu et le Front pour la libération nationale (FROLINA). Considéré comme le chef du principal mouvement de la rébellion hutue, Léonard Nyangoma est en position difficile car il a été désavoué par la branche armée de son mouvement, les Forces pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD). La rébellion hutue et l’armée, dominée par la minorité tutsie, sont en guerre depuis l’assassinat, en octobre 1993, du président élu hutu Melchior Ndadaye lors d’une tentative de putsch militaire. Le gouvernement demande aussi la levée des sanctions pesant contre le Burundi, a-t-il ajouté. (AFP)
Le gouvernement burundais a demandé à rencontrer les groupes armés de la rébellion hutue pour discuter des modalités d’un cessez-le-feu, a déclaré le ministre du Processus de paix, Ambroise Nyonsaba. Cette rencontre interviendrait lors du deuxième round des pourparlers interburundais. «Nous avons dans la délégation gouvernementale des officiers de l’armée, nous souhaitons discuter du cessez-le-feu directement avec les rebelles», a déclaré M. Nyonsaba qui préside la délégation gouvernementale aux pourparlers de paix interburundais d’Arusha (nord de la Tanzanie). A la fin du premier round de négociations, le 21 juin, 17 délégations avaient signé une déclaration commune qui appelait notamment à un cessez-le-feu avant le 20 juillet. Les violences se sont pourtant poursuivies et l’armée et la rébellion se...
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