Première délégation de l'ONU en Algérie pour une mission d'information
le 23 juillet 1998 à 00h00
Une délégation de l’ONU est arrivée mercredi à la mi-journée à Alger pour s’informer sur la situation de ce pays, déchiré par les violences depuis 1992 et soumis depuis des mois à des pressions internationales pour plus de «transparence». Le gouvernement algérien a insisté sur le fait qu’il avait choisi librement d’inviter cette mission, dont le mandat est strictement limité à un mandat «d’information». Pour Alger, cette mission composée de six personnalités et dirigée par l’ex-président portugais Mario Soares ne constitue en aucun cas une commission d’enquête. Un rapport sera établi pour le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, mais cette mission ne fera pas l’objet d’un suivi. Les médias publics et l’agence officielle APS ont multiplié les commentaires pour expliquer que cette mission permettrait de donner une «image réelle» du pays et du processus de démocratisation. Ces commentaires ont souligné que l’Algérie est une «maison de verre» et que la visite de cette délégation permettra de mettre fin au «débat inquisiteur» et au «chantage des droits de l’homme» La visite est prévue pour durer une quinzaine de jours, et le gouvernement algérien a assuré l’ONU que les personnalités auraient notamment rencontrer des responsables gouvernementaux, des parlementaires, les partis politiques, des journalistes, des représentants d’associations. Elle devrait se rendre sur les lieux de certains massacres de civils, selon des informations non confirmées. Mais le gouvernement a exclu toute rencontre avec des «hors-la-loi», c’est-à-dire des responsables du Front islamique du salut (FIS-dissous) et de sa branche armée l’Armée islamique du salut (AIS). Plusieurs organisations humanitaires internationales ont demandé à la mission onusienne de se pencher sur le dossier sensible des droits de l’homme. Le gouvernement algérien a rejeté à plusieurs reprises les accusations des organisations internationales de défense des droits de l’homme sur «l’institutionnalisation» de la torture, les disparitions, et les exécutions sommaires attribuées aux forces de sécurité et aux groupes d’autodéfense. Mardi à Genève, le représentant algérien à l’ONU Mohamed Salah Dembri, qui défendait le dossier algérien devant le comité des droits de l’homme de l’ONU, s’est déclaré «profondément» choqué par les accusations de «terrorisme d’Etat» porté envers son pays. (AFP)
Une délégation de l’ONU est arrivée mercredi à la mi-journée à Alger pour s’informer sur la situation de ce pays, déchiré par les violences depuis 1992 et soumis depuis des mois à des pressions internationales pour plus de «transparence». Le gouvernement algérien a insisté sur le fait qu’il avait choisi librement d’inviter cette mission, dont le mandat est strictement limité à un mandat «d’information». Pour Alger, cette mission composée de six personnalités et dirigée par l’ex-président portugais Mario Soares ne constitue en aucun cas une commission d’enquête. Un rapport sera établi pour le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, mais cette mission ne fera pas l’objet d’un suivi. Les médias publics et l’agence officielle APS ont multiplié les commentaires pour expliquer que cette...
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