L’heure de la retraite, qu’elle espérait bien ne jamais atteindre, approche à grands pas pour Jackie Joyner-Kersee qui a entamé, à 36 ans, la dernière semaine d’une carrière athlétique cousue d’or. Joyner Kersee disputera, pendant les Goodwill Games à New York, son dernier heptathlon, discipline dans laquelle elle a été sacrée deux fois championne olympique. Mais les véritables adieux auront lieu samedi, à l’occasion de son dernier concours de saut en longueur, lors de la réunion de Saint-Louis. «Je n’ai jamais aimé mettre l’accent sur la fin», souligne-t-elle. «Dans mon cœur je pensais qu’il n’y aurait jamais de fin. On n’a jamais envie de dire au revoir. Mais la réalité est que vient un temps où il faut le faire». «Je vais être triste», ajoute-t-elle. «Quand j’ai débuté dans l’athlétisme, il s’agissait surtout pour moi de m’amuser. J’ai connu de grands moments dans ma carrière. J’en ai apprécié chaque minute». Joyner-Kersee avait porté le record du monde de l’heptathlon à 7.291 points pour gagner le titre olympique à Séoul en 1988, le défendant ensuite victorieusement à Barcelone en 1992. En 1988 elle avait également remporté la médaille d’or de la longueur, discipline qui lui valait deux médailles de bronze en 1992 à Barcelone et en 1996 à Atlanta. La première à 7.000 «Quand j’étais petite fille, tout ce que je voulais c’était aller une fois aux Jeux olympiques et passer à la télévision», se souvient Joyner-Kersee. «Jamais je n’aurais pensé établir un record du monde et durer aussi longtemps. Pendant sa carrière, Jackie Joyner-Kersee a dû surmonter des crises d’asthme et se débarrasser d’une étiquette de garçon manqué pour parvenir à ses fins et contribuer à la croissance du sport féminin aux Etats-Unis. «Nous voulions simplement être respectées», raconte-t-elle. «Il y avait longtemps que les femmes faisaient de grandes choses en sport, mais pour une raison ou une autre elles n’étaient pas appréciées. Maintenant ça va». Parmi ses meilleurs souvenirs, l’Américaine cite la médaille de bronze conquise à Atlanta malgré les blessures et le fait d’avoir été la première femme à dépasser les 7.000 points à l’heptathlon, à l’occasion des premiers Goodwill Games en 1986. A l’inverse, le pire a été les accusations de dopage après ses deux médailles d’or de Séoul. «Alors que cela aurait dû être un moment de triomphe et de joie, c’était comme si mes performances avaient été complètement balayées», souligne-t-elle. «Je ne souhaite à personne de subir les accusations et insinuations dont j’ai été victime». Joyner-Kersee arrive au Goodwill Games en n’ayant plus disputé d’heptathlon depuis les jeux d’Atlanta, mais son mari et entraîneur Bob Kersee est persuadé qu’elle triomphera de nouveau dans une épreuve qu’elle a remporté lors des trois précédentes éditions. «Dans une ou deux épreuves, elle est un peu rouillée, mais elle trouvera le moyen de gagner», dit-il confiant. (AFP)
L’heure de la retraite, qu’elle espérait bien ne jamais atteindre, approche à grands pas pour Jackie Joyner-Kersee qui a entamé, à 36 ans, la dernière semaine d’une carrière athlétique cousue d’or. Joyner Kersee disputera, pendant les Goodwill Games à New York, son dernier heptathlon, discipline dans laquelle elle a été sacrée deux fois championne olympique. Mais les véritables adieux auront lieu samedi, à l’occasion de son dernier concours de saut en longueur, lors de la réunion de Saint-Louis. «Je n’ai jamais aimé mettre l’accent sur la fin», souligne-t-elle. «Dans mon cœur je pensais qu’il n’y aurait jamais de fin. On n’a jamais envie de dire au revoir. Mais la réalité est que vient un temps où il faut le faire». «Je vais être triste», ajoute-t-elle. «Quand j’ai débuté dans...
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