Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Angola : violent combat pour le contrôle de la région diamantifère

De violents combats pour le contrôle de trois secteurs dans la province diamantifères angolaise de Lunda-Norte (nord-est) avaient lieu hier entre unités de la police et des troupes de l’UNITA (ex-rébellion armée de Jonas Savimbi), a annoncé un chef de la police. Ces combats ont fait sept morts parmi les villageois, selon la police. Les affrontements se déroulent simultanément dans les secteurs de Mussuku, Pedro-Bumba et Luremo, a précisé le commandant Victorino Inakulo sur les ondes de radio d’Etat. Selon ce responsable, les combats ont éclaté samedi tôt à Luremo, où des anciens rebelles munis de canons à longue portée et appuyés par d’importantes unités d’artillerie de l’UNITA se sont déployés. Les combats se sont intensifiés hier le long de la rivière Ngufo, toujours selon la même source. M. Inakulo a toutefois estimé que ses hommes contrôlaient les trois secteurs, en dépit de l’intensité des combats. Quelques unités des hommes de l’UNITA ont pu être repoussées vers la frontière avec la RDC (ex-Zaïre), a-t-il ajouté. L’UNITA s’était déjà emparé il y a deux semaines de la ville de Kamachilo (Lunda-Norte). Ce mouvement a repris soixante-huit localités aux forces régulières à l’issue de moins de quatre mois de l’offensive militaire, a affirmé vendredi le gouvernement. Luanda avait signalé l’isolement de la quasi-totalité des secteurs situés à l’intérieur des provinces du nord (Uije, Zaïre, Malanje), nord-est (Lunda-Sul, Lunda-Norte) et l’est (Mexico), fortement affectées par les assauts des hommes de l’UNITA. Le ministre de la Défense, le général Pedro Sebastiao, a affirmé à la radio officielle que les forces armées prendraient des mesures en raison de la recrudescence d’affrontements menés par l’UNITA, la police n’était pas en mesure, selon lui, de faire face à des combats d’une telle envergure. Jusqu’au début mai, l’administration de l’Etat avait été rétablie dans 272 localités sur plus de 300 tenues par les hommes de M. Jonas Savimbi pendant la guerre civile survenue le lendemain des élections générales des 28 et 29 septembre 1992. L’UNITA avait rejeté les résultats du scrutin ayant repris les armes. L’UNITA a été reconnue comme parti politique par le régime après la déclaration de sa démilitarisation complète le 6 mars. Elle disposait, selon Luanda, d’au moins trente mille hommes armés et équipés pour une nouvelle guerre. A la suite de sanctions imposées par l’ONU pour son non-respect au traité de paix, les dirigeants de l’UNITA, accusés de freiner le processus de paix inter-angolais, ont vu leurs avoirs financiers gelés à l’étranger. L’application complète du traité de paix de Lusaka (novembre 1994) signé entre les autorités angolaises et l’UNITA dépend de la démilitarisation de ce mouvement et de l’octroi par ce mouvement de près d’une centaine de localités qu’elle contrôle dont ses quatre fiefs (Andulo, Bailundo, Nhareya, Mungu) dans le centre du pays. (AFP)
De violents combats pour le contrôle de trois secteurs dans la province diamantifères angolaise de Lunda-Norte (nord-est) avaient lieu hier entre unités de la police et des troupes de l’UNITA (ex-rébellion armée de Jonas Savimbi), a annoncé un chef de la police. Ces combats ont fait sept morts parmi les villageois, selon la police. Les affrontements se déroulent simultanément dans les secteurs de Mussuku, Pedro-Bumba et Luremo, a précisé le commandant Victorino Inakulo sur les ondes de radio d’Etat. Selon ce responsable, les combats ont éclaté samedi tôt à Luremo, où des anciens rebelles munis de canons à longue portée et appuyés par d’importantes unités d’artillerie de l’UNITA se sont déployés. Les combats se sont intensifiés hier le long de la rivière Ngufo, toujours selon la même source. M. Inakulo a...