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Actualités - Chronologie

Basket Ball NBA-Lock-out Premières escarmouches judiciaires

Les premières escarmouches judiciaires entre syndicats de joueurs et propriétaires d’équipes de basket-ball, résultant du lock-out imposé depuis le début juillet par la NBA, ont commencé devant les tribunaux américains. Au syndicat des joueurs qui avait demandé l’arbitrage du magistrat médiateur prévu par l’ancienne convention salariale, la NBA a répondu en demandant vendredi à un juge fédéral de New York de statuer sur le bien-fondé du gel des salaires des joueurs résultant du lock-out, a indiqué mardi la presse américaine. L’affaire concerne quelque 240 joueurs toujours sous contrat avec leur club, dont les salaires ne seront plus versés pendant la durée du lock-out, mais surtout 11 d’entre eux qui devaient recevoir une grande partie de leur rémunération annuelle en juillet. Parmi ceux-ci figurent le pivot d’Atlanta Dikembe Mutombo et Tim Duncan (San Antonio), désigné débutant de l’année pour sa première saison en NBA avec San Antonio. 161 autres joueurs, en fin de contrat, sont «agents libres», dont les vedettes des Chicago Bulls Michael Jordan, Scottie Pippen et Dennis Rodman. Clause «Bird» Le lock-out, après plusieurs mois de négociations sur un nouvel accord salarial, est entré en vigueur le 1er juillet. Les salaires des joueurs ont été immédiatement gelés, les renouvellements de contrat ou transferts interdits, les camps d’entraînement de l’été annulés. Il n’y aura pas non plus de matches de préparation et, si l’affaire perdure — c’est l’avis d’une grande partie des spécialistes américains — le début, sinon la totalité de la saison peut être menacée. Le but de l’épreuve de force imposée par les propriétaires d’équipes est d’imposer un plafonnement incontournable des salaires et de supprimer une clause de l’ancien contrat, dite clause «Bird», du nom de l’ancien joueur des Celtics de Boston et entraîneur d’Indiana. Le précédent accord fixait un plafond de 27 millions de dollars pour la masse salariale d’une équipe mais, selon la clause «Bird», ne concernait pas les rémunérations de joueurs en fin de contrat resignant avec leur club. Cette clause explique notamment que Michael Jordan, dont le contrat est reconduit d’année en année, ait pu percevoir la saison passée un peu plus de 33 millions de dollars, soit 6 millions de dollars de plus que le plafond salarial fixé par l’accord. Ainsi, selon les chiffres de la NBA, 23 équipes sur les 29 que compte la Ligue nord-américaine ont dépassé cette saison le plafond salarial pour un total de 160 millions de dollars. Une des propositions de la NBA, jusqu’à présent refusée par le syndicat des joueurs, était de porter la saison prochaine le plafond salarial à 32 millions de dollars infranchissable en fixant à 30% de ce plafond, soit moins de 10 millions de dollars, la rémunération annuelle maximale pour un seul joueur. Avant le lock-out, le salaire moyen NBA était de 2,6 millions de dollars par an, 13 joueurs gagnaient plus de 10 millions et 6 autres avaient des salaires compris entre 7 et 10 millions par an. (AFP)
Les premières escarmouches judiciaires entre syndicats de joueurs et propriétaires d’équipes de basket-ball, résultant du lock-out imposé depuis le début juillet par la NBA, ont commencé devant les tribunaux américains. Au syndicat des joueurs qui avait demandé l’arbitrage du magistrat médiateur prévu par l’ancienne convention salariale, la NBA a répondu en demandant vendredi à un juge fédéral de New York de statuer sur le bien-fondé du gel des salaires des joueurs résultant du lock-out, a indiqué mardi la presse américaine. L’affaire concerne quelque 240 joueurs toujours sous contrat avec leur club, dont les salaires ne seront plus versés pendant la durée du lock-out, mais surtout 11 d’entre eux qui devaient recevoir une grande partie de leur rémunération annuelle en juillet. Parmi ceux-ci figurent le...