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Actualités - Chronologie

L'Unita s'empare de 35 localités angolaises

L’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (UNITA, ex-rébellion armée) de M. Jonas Savimbi s’est emparée de 35 localités angolaises depuis le début de sa dernière offensive militaire en mars dernier, selon un rapport du gouvernement publié mercredi à Luanda. Ce mouvement, reconnu en tant que parti politique par le régime après qu’il eut affirmé s’être complètement démilitarisé, le 6 mars dernier, disposerait toujours d’au moins 30.000 hommes armés et équipés en vue d’une nouvelle guerre, selon Luanda. Dans son rapport adressé au Parlement, le ministre de l’Aménagement du territoire M. Faustino Muteka souligne la croissante insécurité au cours des derniers mois dans la quasi-totalité des régions de l’Est, du Nord et du Sud du territoire angolais. Le ministre de l’Assistance sociale, M. Albino Malungo, a pour sa part estimé que les hostilités ouvertes par l’UNITA ont provoqué le déplacement de 150.000 personnes. Quelque 7.000 réfugiés angolais sont arrivés la semaine dernière dans le sud-est de la République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre), portant à 22.000 le nombre de réfugiés angolais en RDC. Mardi, les présidents de la RDC et de Namibie, MM. Laurent-Désiré Kabila et Sam Nujoma, ont discuté à Luanda avec le chef de l’Etat angolais, M. Eduardo dos Santos, de la sécurité le long des frontières entre les trois pays. Cette sécurité est rendue précaire en raison de la recrudescence de la violence en Angola. La Mission de l’ONU en Angola (MONUA) devait examiner la situation politico-militaire angolaise mardi à Luanda. Mais elle a été forcée de renvoyer sine die une session de la commission chargée du traité de paix (novembre 1994) en raison de l’absence du représentant de l’UNITA, M. Issaias Samakuva, qui séjourne dans le fief du mouvement dans le centre du pays depuis plus d’un mois. A la suite de sanctions imposées par l’ONU pour le non-respect du traité de paix, les dirigeants de l’UNITA ont vu leurs avoirs financiers gelés à l’étranger. La mise en application complète du traité de paix signé à Lusaka (Zambie) en novembre 1994 dépend de la démilitarisation de l’UNITA et de l’octroi par ce mouvement de près d’une centaine de localités qu’elle contrôle encore, dont ses quatre fiefs dans le centre du pays. (AFP)
L’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (UNITA, ex-rébellion armée) de M. Jonas Savimbi s’est emparée de 35 localités angolaises depuis le début de sa dernière offensive militaire en mars dernier, selon un rapport du gouvernement publié mercredi à Luanda. Ce mouvement, reconnu en tant que parti politique par le régime après qu’il eut affirmé s’être complètement démilitarisé, le 6 mars dernier, disposerait toujours d’au moins 30.000 hommes armés et équipés en vue d’une nouvelle guerre, selon Luanda. Dans son rapport adressé au Parlement, le ministre de l’Aménagement du territoire M. Faustino Muteka souligne la croissante insécurité au cours des derniers mois dans la quasi-totalité des régions de l’Est, du Nord et du Sud du territoire angolais. Le ministre de l’Assistance...