Le premier ministre britannique Tony Blair est monté en première ligne cette semaine pour défendre un ambitieux programme de dépenses publiques pour la santé et l’éducation, qui donne une coloration sociale à son action et lorgne déjà vers la prochaine élection. Au lendemain de l’annonce de ce programme par Gordon Brown, son ministre des Finances, M. Blair a multiplié les interventions sur les radios et les télévisions, pour endosser lui-même la responsabilité de ce qui peut apparaître comme un pari risqué. Pas moins de 56 milliards de livres (environ 92 milliards de dollars) seront investis dans les services publics dans les trois prochaines années, dont 40 milliards (65 milliards de dollars) dans les secteurs prioritaires de l’éducation et de la santé. «Je veux être en position d’aller devant le peuple britannique lors de la prochaine élection en disant que chacune des promesses que nous avions faites (…), que chacun des engagements-clés sur les tailles des classes (dans les écoles), les listes d’attente (dans les hôpitaux), le chômage et la stabilité de l’économie, ont été respectés», a affirmé Tony Blair. L’actuelle législature prendra fin au plus tard en 2002. L’annonce de ces investissements massifs dans les écoles et les hôpitaux apparaît comme un tournant sur lequel les travaillistes, arrivés au pouvoir voici quatorze mois, seront jugés. En recevant respectivement 19 et 21 milliards de livres dans les trois ans à venir, les services publics de l’éducation et de la santé vont bénéficier des plus importants plans d’investissement de leur histoire. Les Britanniques attendent avec impatience leur modernisation, pour laquelle ils ont élu les travaillistes en mai 1997. L’éducation est devenue trop inégalitaire et les écoles de qualité, privées, ne sont réservées qu’aux plus riches. Les hôpitaux sont vétustes, les listes d’attente pour y recevoir des soins ont atteint des records ces six derniers mois. L’ampleur des dépenses annoncées a surpris aussi bien la classe politique que la presse. Mais Gordon Brown a garanti que ces investissements ne seraient pas opérés au détriment de l’équilibre des finances publics. D’autres départements ministériels devront se serrer la ceinture, et l’administration se verra imposer des objectifs de productivité, afin de limiter les coûts de fonctionnement. Cependant, la situation économique du Royaume-Uni n’est plus aussi florissante. Un très fort ralentissement ou même une récession, que certains experts envisagent, tarirait les recettes fiscales et pourrait rapidement faire apparaître ce programme de dépenses comme une promesse très encombrante.(AFP)
Le premier ministre britannique Tony Blair est monté en première ligne cette semaine pour défendre un ambitieux programme de dépenses publiques pour la santé et l’éducation, qui donne une coloration sociale à son action et lorgne déjà vers la prochaine élection. Au lendemain de l’annonce de ce programme par Gordon Brown, son ministre des Finances, M. Blair a multiplié les interventions sur les radios et les télévisions, pour endosser lui-même la responsabilité de ce qui peut apparaître comme un pari risqué. Pas moins de 56 milliards de livres (environ 92 milliards de dollars) seront investis dans les services publics dans les trois prochaines années, dont 40 milliards (65 milliards de dollars) dans les secteurs prioritaires de l’éducation et de la santé. «Je veux être en position d’aller devant le peuple...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.