L'Irlande du Nord enterre ses trois petits martyrs
le 15 juillet 1998 à 00h00
Une Irlande du nord sous le choc a enterré mardi trois enfants de dix, neuf et sept ans, brûlés vifs dimanche dernier dans leur pavillon de Ballymoney, victimes absurdes du conflit sectaire qui continue de secouer la province. Richard, Mark et Jason Quinn dormaient dimanche dernier quand des inconnus ont lancé dans la nuit une bombe incendiaire sur leur maison, dans le comté d’Antrim. Ni leur mère, catholique, ni son compagnon, protestant, ni la jeune fille de 18 ans qu’ils hébergeaient cette nuit-là, n’ont pu faire quoi que ce soit pour sauver les enfants. «Un véritable cauchemar», a raconté une voisine, encore hantée par leurs cris de douleur. Les coupables courent toujours, mais les soupçons de la police se portent sur des extrémistes loyalistes protestants. Deux hommes étaient toujours interrogés mardi. A l’annonce du drame, tous les regards se sont braqués à moins de 50 kilomètres de là, à Portadown, sur la confrérie protestante de l’Ordre d’Orange qui fait depuis dix jours le siège d’un quartier catholique interdit à sa parade, ravivant dans la province une tension qu’une majorité de la population s’efforçait depuis des mois de fuir. Incidents à Portadown La police britannique a à nouveau tiré des balles en plastique sur des manifestants protestants, dans la nuit de lundi à mardi, à Portadown, dans le centre de l’Ulster, où la confrérie de l’Ordre d’Orange fait le siège d’un quartier catholique depuis dix jours. La police a tiré quand environ 200 manifestants ont tenté sans succès de prendre d’assaut les barricades protégeant la rue catholique de MGarvaghy Road, en lui lançant des cocktail Molotov, a indiqué un porte-parole de la police. Il y a eu deux blessés et les manifestants se sont vite dispersés, ceux restant sur place se réduisant à «une poignée», a ajouté la police. Ailleurs dans la province, la nuit a été calme, à l’exception des attaques par jets de bombes artisanales de trois bâtiments de l’Ordre d’Orange, dont un seul a subi des dommages importants, sans faire de blessés, selon la même source. (AFP, Reuters)
Une Irlande du nord sous le choc a enterré mardi trois enfants de dix, neuf et sept ans, brûlés vifs dimanche dernier dans leur pavillon de Ballymoney, victimes absurdes du conflit sectaire qui continue de secouer la province. Richard, Mark et Jason Quinn dormaient dimanche dernier quand des inconnus ont lancé dans la nuit une bombe incendiaire sur leur maison, dans le comté d’Antrim. Ni leur mère, catholique, ni son compagnon, protestant, ni la jeune fille de 18 ans qu’ils hébergeaient cette nuit-là, n’ont pu faire quoi que ce soit pour sauver les enfants. «Un véritable cauchemar», a raconté une voisine, encore hantée par leurs cris de douleur. Les coupables courent toujours, mais les soupçons de la police se portent sur des extrémistes loyalistes protestants. Deux hommes étaient toujours interrogés mardi. A...
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