La Syrie et l’Irak sont convenus de rouvrir un oléoduc reliant le champ pétrolière de Kirkouk dans le nord de l’Irak au port syrien de Banias, sur la Méditerranée, fermé depuis 1982. «Nous avons signé (avec les Syriens) un mémorandum d’entente pour la reprise du pompage du brut irakien» à travers l’oléoduc Kirkouk-Banias, a indiqué mardi le vice-ministre irakien du Pétrole Hammoud Taha Moussa. Il n’a donné aucune autre indication sur les conditions de réouverture de l’oléoduc. «Des travaux de quelques mois sont nécessaires pour la réhabilitation de l’ouvrage», a-t-il toutefois dit sans plus de précision. M. Moussa accompagne le ministre irakien du Pétrole Amer Rachid, en visite depuis dimanche à Damas pour des entretiens avec son homologue syrien Maher Jamal sur «la coopération bilatérale dans les domaines du pétrole et du gaz». Bagdad s’était déclaré favorable à la reprise du pompage de son brut à travers l’oléoduc reliant les terminaux méditerranéens de Banias et de Tripoli. Un projet gazier avec Ankara L’oléoduc, d’une capacité de 1,4 million de barils par jour, avait été fermé par la Syrie en avril 1982 dans la foulée de différends avec Bagdad, consécutifs à la position de Damas jugée favorable à Téhéran lors de la guerre Iran-Irak (1980-1988). Par ailleurs, l’Irak entend associer des firmes occidentales, y compris américaines, à un projet d’exportation de gaz irakien vers la Turquie, a rapporté l’hebdomadaire spécialisé «Middle East Economic Survey» (MEES). Selon le MEES publié à Nicosie, une délégation du ministère irakien du Pétrole, dirigée par le directeur de la planification Faleh Khayyat, a discuté la semaine dernière en Turquie avec des délégués de firmes occidentales la possibilité de créer un consortium, qui se joindrait aux firmes turques dans le projet gazier. Fin 1996, Bagdad et Ankara avaient signé un accord prévoyant, selon le MEES, la livraison à Ankara jusqu’à 10 milliards m3 de gaz naturel par an, à partir de cinq champs aux réserves estimées à 270 mds m3, dans le nord de l’Irak. La Turquie s’est engagée à acheter du gaz irakien pour 23 ans, mais aucune commande ou contrat d’achat n’ont été signés jusqu’à présent, poursuit le MEES. Le projet, qui remonte aux années 60, prévoyait à l’origine d’acheminer du gaz jusqu’à Istanbul par un gazoduc. Il était resté sans suites, jusqu’à la relance du dossier début 1996, affirme l’hebdomadaire. Le projet actuel prévoyait d’acheminer le gaz vers l’Anatolie par un gazoduc de 1.380 km. Un consortium turc agréé par Ankara devrait se charger, avec des partenaires occidentaux sélectionnés, de développer les champs irakiens, et d’assurer le financement, la production et la commercialisation, selon le MEES. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Syrie et l’Irak sont convenus de rouvrir un oléoduc reliant le champ pétrolière de Kirkouk dans le nord de l’Irak au port syrien de Banias, sur la Méditerranée, fermé depuis 1982. «Nous avons signé (avec les Syriens) un mémorandum d’entente pour la reprise du pompage du brut irakien» à travers l’oléoduc Kirkouk-Banias, a indiqué mardi le vice-ministre irakien du Pétrole Hammoud Taha Moussa. Il n’a donné aucune autre indication sur les conditions de réouverture de l’oléoduc. «Des travaux de quelques mois sont nécessaires pour la réhabilitation de l’ouvrage», a-t-il toutefois dit sans plus de précision. M. Moussa accompagne le ministre irakien du Pétrole Amer Rachid, en visite depuis dimanche à Damas pour des entretiens avec son homologue syrien Maher Jamal sur «la coopération bilatérale dans les...