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Actualités - Chronologie

Priorité à la lutte contre le chômage en Tunisie

Le président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali a affirmé que la lutte contre le chômage serait désormais «la première priorité» de son gouvernement et annoncé des dispositions visant à relancer l’investissement et créer des emplois, en particulier pour les jeunes. En Tunisie, le taux de chômage varie selon les sources entre 15,7% et 17% pour 3,3 millions d’actifs sur une population de 9,2 millions d’habitants. Ce phénomène, qui frappe de plus en plus les jeunes et les diplômés dans un nouveau contexte d’économie de marché, a suscité cette année des craintes chez les bailleurs de fonds de la Tunisie, la Banque mondiale et l’Union européenne, qui estiment qu’avec un taux de croissance économique annuel moyen de 5%, la Tunisie devrait pouvoir créer davantage d’emplois. Le chef de l’Etat, qui s’exprimait à la clôture de la première «conférence nationale» sur l’emploi en Tunisie, prévoit notamment de renforcer les fonds d’intervention pour le soutien des petits métiers et de l’artisanat, ainsi que de lancer une campagne pour l’emploi du «plus grand nombre possible» parmi les jeunes diplômés au chômage. L’intégration d’un grand nombre de jeunes dans l’armée, un programme spécial pour lutter contre «le phénomène de l’abandon scolaire, l’encouragement de l’initiative privée ainsi que la généralisation de l’enseignement de l’anglais et de l’informatique à la charge de l’Etat figurent parmi les mesures annoncées par M. Ben Ali». Des idées pour la relance de l’emploi ont été formulées d’autre part par les représentants du patronat, des syndicats et des formations politiques et professionnelles à la conférence. Le chef du patronat (UTICA) Hédi Jilani a proposé «un pacte national» engageant les partenaires sociaux à lutter contre le chômage et plaidé «la souplesse» dans l’embauche, le travail intérimaire et surtout l’augmentation du volume des exportations. Le chef de la centrale syndicale unique UGTT, Ismail Sahbani, a pour sa part réclamé la création pour la première fois en Tunisie d’un «mécanisme garantissant un revenu minimum» pour les «milliers» de travailleurs licenciés en raison des difficultés économiques ou de la privatisation de leurs entreprises. Il a aussi demandé des garanties pour l’emploi lors des cessions des entreprises, le renforcement du pouvoir d’achat, la hausse des salaires et le lancement de grands projets d’infrastructure pour créer des emplois dans les régions et garantir un meilleur équilibre régional en matière d’investissement. Des délégués d’organisations féminines ont exprimé des craintes concernant l’égalité des chances devant l’emploi. Les femmes, qui représentent moins de 24% de la population active, sont généralement les premières à se retrouver au chômage en cas de crise, a affirmé une député. Selon des chiffres officiels de 1994, les deux tiers des sans-emploi sont analphabètes ou d’un niveau d’instruction primaire. A ce chômage «endémique» est venu s’ajouter ces dernières années le chômage des jeunes diplômés, dont plus de 40% mettent un an avant de trouver un premier emploi. Ces derniers sont estimés officiellement à 11.000 jeunes, alors que plus de 130.000 étudiants sont inscrits dans les universités pour l’année 1997-98. Le gouvernement table sur un taux de chômage de 7,6% d’ici l’an 2010, date à laquelle la Tunisie appliquera le libre-échange total prévu par l’accord d’association signé en 1995 avec l’Union européenne. (AFP, Reuters)
Le président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali a affirmé que la lutte contre le chômage serait désormais «la première priorité» de son gouvernement et annoncé des dispositions visant à relancer l’investissement et créer des emplois, en particulier pour les jeunes. En Tunisie, le taux de chômage varie selon les sources entre 15,7% et 17% pour 3,3 millions d’actifs sur une population de 9,2 millions d’habitants. Ce phénomène, qui frappe de plus en plus les jeunes et les diplômés dans un nouveau contexte d’économie de marché, a suscité cette année des craintes chez les bailleurs de fonds de la Tunisie, la Banque mondiale et l’Union européenne, qui estiment qu’avec un taux de croissance économique annuel moyen de 5%, la Tunisie devrait pouvoir créer davantage d’emplois. Le chef de l’Etat, qui...