Davor Suker, en tête du classement des buteurs après la victoire des Croates sur les Néerlandais 2 à 1, était le héros de la fête et son nom était chanté sur tous les tons. On criait aussi: Dynamo, Dynamo, un hommage tenace à l’ancienne équipe de Zagreb rebaptisée Croatia à la chute du communisme en 1991, et dont sont issus beaucoup de membres de la sélection nationale. La référence au Dynamo est considérée à Zagreb comme une forme de contestation contre le pouvoir autoritaire du président Franjo Tudjman et contre son ami, le sélectionneur national Miroslav Blazevic, constant mal-aimé des supporteurs. Blazevic a souvent admis que le courant ne passait pas entre lui et les supporteurs, et personne ne scandait son nom samedi soir malgré sa réussite. Zagreb a prévu une grande fête dimanche pour accueillir les joueurs. La police, absente mercredi lors des rassemblements le soir de la défaite contre la France, qui avaient fait 17 blessés légers, était cette fois bien visible sur la place Jelacic. La ville résonnait des explosions de pétards depuis la fin du match, et des voitures chargées de supporteurs, drapeaux croates bleu-blanc-rouge ou à damiers rouges et blancs de leur équipe à la portière, tournaient autour du centre piétonnier à vive allure. Le damier rouge et blanc était aussi de rigueur chez les supporteurs à pied, sur le maillot, peint sur le visage, ou, chez les jeunes femmes, parfois sur le nombril. Malgré les efforts de la police, plusieurs véhicules ont pénétré dans la zone interdite à la circulation, transportant debout sur le toit des supporteurs manifestement éméchés et en équilibre instable. Plusieurs bars du centre-ville avaient retransmis le match sur grands écrans.
Davor Suker, en tête du classement des buteurs après la victoire des Croates sur les Néerlandais 2 à 1, était le héros de la fête et son nom était chanté sur tous les tons. On criait aussi: Dynamo, Dynamo, un hommage tenace à l’ancienne équipe de Zagreb rebaptisée Croatia à la chute du communisme en 1991, et dont sont issus beaucoup de membres de la sélection nationale. La référence au Dynamo est considérée à Zagreb comme une forme de contestation contre le pouvoir autoritaire du président Franjo Tudjman et contre son ami, le sélectionneur national Miroslav Blazevic, constant mal-aimé des supporteurs. Blazevic a souvent admis que le courant ne passait pas entre lui et les supporteurs, et personne ne scandait son nom samedi soir malgré sa réussite. Zagreb a prévu une grande fête dimanche pour accueillir les...
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