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Actualités - Chronologie

Madrid-Barajas, un aéroport qui sature

Des vols retardés ou annulés, des valises qui restent à terre, des voyageurs qui attendent: l’aéroport de Madrid-Barajas connaît depuis fin juin une situation chaotique qui a cruellement mis en relief ses problèmes récurrents de saturation. «L’aéroport est à la limite de sa capacité dans tous les domaines», affirme son directeur, José Sedano. «N’importe quel petit incident peut en entraîner de plus grands». En l’occurrence, les flottements dûs à la mise en place fin juin d’un nouveau système informatique de contrôle aérien et les départs en vacances ont provoqué pendant quelques jours une situation plus que critique dans le premier aéroport espagnol. Le ministre du Développement, Rafael Arias-Salgado, a reconnu que les problèmes de saturation continueront jusqu’à la fin de l’année, date prévue de l’entrée en service d’une troisième piste. Cette nouvelle installation permettra de passer progressivement de 50 à 75 mouvements d’avions par heure pour faire face à la hausse continue du trafic (25 millions de passagers attendus en 1998 contre 20 millions il y a trois ans). Pour l’instant, Barajas fonctionne en fait avec «une piste et demie», explique M. Sedano, montrant depuis son bureau les deux bandes d’asphalte qui se croisent à l’une des extrémités du tarmac. Cette configuration empêche le décollage d’un avion quand un autre appareil veut atterrir, et inversement. La troisième piste, construite à l’écart des deux autres, pourra être utilisée en même temps que les infrastructures déjà en place. Ce nouvel équipement «peut ne pas être suffisant à court ou moyen terme» et les autorités devront alors étudier une nouvelle extension de l’aéroport, voire la construction d’un second, selon M. Sedano, qui privilégie la première solution. «Barajas dispose en ce moment de possibilités de développement. Je crois qu’il faut les épuiser», affirme-t-il. «L’aéroport dispose d’un emplacement idéal, car il est proche du centre-ville. Il présente des installations importantes qui valent plusieurs milliards de pesetas (150 pesetas = 1 USD) et qui ne sont toujours pas amorties». Après les heures chaudes du début de l’été, la situation redevient peu à peu «normale dans les limites de la saturation», affirment des sources de l’aéroport. Ces derniers jours, seul un avion sur cinq environ a enregistré au départ un retard supérieur à une demi-heure. Jeudi, le quotidien «el-Mundo» affirmait que la compagnie espagnole Iberia perdait actuellement 30% de ses parts de marché sur les vols européens en raison des problèmes de Barajas. (AFP)
Des vols retardés ou annulés, des valises qui restent à terre, des voyageurs qui attendent: l’aéroport de Madrid-Barajas connaît depuis fin juin une situation chaotique qui a cruellement mis en relief ses problèmes récurrents de saturation. «L’aéroport est à la limite de sa capacité dans tous les domaines», affirme son directeur, José Sedano. «N’importe quel petit incident peut en entraîner de plus grands». En l’occurrence, les flottements dûs à la mise en place fin juin d’un nouveau système informatique de contrôle aérien et les départs en vacances ont provoqué pendant quelques jours une situation plus que critique dans le premier aéroport espagnol. Le ministre du Développement, Rafael Arias-Salgado, a reconnu que les problèmes de saturation continueront jusqu’à la fin de l’année, date prévue...