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Actualités - Communiques Et Declarations

Une double disparition qui arrange le pouvoir

La mort du plus célèbre opposant nigérian et, avant lui, celle de l’ancien chef de l’Etat, le général Sani Abacha, survenue le 8 juin, arrangent le pouvoir actuel du général Abdulsalam Abubakar, a estimé l’opposant nigérian Orimisan Akere. Président de la CADENI (Campagne pour la démocratie au Nigeria) qui représente en France une coalition de l’opposition nigériane, M. Akere a indiqué qu’une autopsie du général Abacha, «dont la mort n’est pas totalement expliquée», aurait aussi dû être effectuée comme pour M. Abiola, dans un entretien au quotidien français Le Figaro. «Si une autopsie (de M. Abiola) effectuée rapidement et confirmée par une autorité indépendante ne démontre pas de façon irréfutable que Moshood Abiola est mort de causes naturelles, je crains l’engrenage de la violence», a-t-il dit. «Avant la mort d’Abacha, le Nigeria était au bord de l’éclatement. S’il avait vécu et s’était fait élire président, on courait à la catastrophe. La perspective de la libération d’Abiola avait un peu calmé le jeu. Mais aujourd’hui, tout redevient possible», a averti l’opposant nigérian. Selon lui, la disparition d’Abiola «facilite les choses pour le moment» au nouvel homme fort du Nigeria, car il doit faire face à une forte opposition des «durs» de l’armée, qui «n’accepteraient pas de remettre le pouvoir à un civil du sud» du pays. «Jusqu’à mardi (jour du décès d’Abiola), nous avions de l’espoir. Mais nous sommes aujourd’hui très perplexes. Les gouvernements militaires qui se sont succédé ont tous eu un seul objectif, celui de garder le pouvoir», a-t-il affirmé. (AFP)
La mort du plus célèbre opposant nigérian et, avant lui, celle de l’ancien chef de l’Etat, le général Sani Abacha, survenue le 8 juin, arrangent le pouvoir actuel du général Abdulsalam Abubakar, a estimé l’opposant nigérian Orimisan Akere. Président de la CADENI (Campagne pour la démocratie au Nigeria) qui représente en France une coalition de l’opposition nigériane, M. Akere a indiqué qu’une autopsie du général Abacha, «dont la mort n’est pas totalement expliquée», aurait aussi dû être effectuée comme pour M. Abiola, dans un entretien au quotidien français Le Figaro. «Si une autopsie (de M. Abiola) effectuée rapidement et confirmée par une autorité indépendante ne démontre pas de façon irréfutable que Moshood Abiola est mort de causes naturelles, je crains l’engrenage de la violence», a-t-il...