Geox, le fabricant de la chaussure italienne «qui respire», investira 5,6 millions de dollars d’ici l’an 2000 pour promouvoir son image en France, a annoncé à Montebelluna (nord-est de l’Italie) son PDG Mario Moretti Polegato, lors d’une rencontre avec la presse française. La société prévoit d’attaquer le marché français à partir de Megève, par l’intermédiaire de la société de distribution Futura Line. Geox, qui prévoit pour l’an 2000 une production de 4 millions et demi de paires de chaussures, avait commencé son «aventure» en Italie en 1992 avec une production de 12.000 paires de chaussures et un chiffre d’affaires de 1,4 million de dollars. Sa croissance a été exponentielle. Comme de nombreux entrepreneurs, qui ont fait fortune grâce à une idée simple et géniale, Mario Moretti Polegato, 45 ans, fils d’un riche viticulteur de Vénétie, doit tout à une véritable «illumination». D’utilité publique En vacances dans le désert de Reno, aux Etats-Unis, ses pieds commencent à trop chauffer dans ses baskets. A l’aide d’un tournevis, il perce ses semelles. A partir de ce jour, le rêve de réaliser une semelle en caoutchouc permettant au pied de «respirer» sans faire passer l’eau et la poussière, travaille dans sa tête. Il lui faudra jeter à la poubelle 10.000 paires de chaussures prototypes, testées entre 1990 et 1991, avant de créer sa nouvelle chaussure dotée d’une membrane en Teflon de 30 microns d’épaisseur avec plus d’un milliard de microtrous par centimètres carrés, issue des recherches de Goretex et aussitôt brevetée. «Aux Etats-Unis, souligne avec orgueil l’inventeur, ma chaussure a été classée parmi les brevets d’utilité publique». L’objectif de l’entrepreneur n’est pas, dit-il, de multiplier sa fortune. Sa Ferrari, sa Lamborghini, ses motos et ses chevaux lui suffisent largement pour son temps libre. Il estime avoir une «mission» à poursuivre en tant qu’«un apôtre du pied» chargé de soulager l’humanité qui marche et transpire. «Dans le monde, affirme-t-il, il n’y a que 25% de chaussures aux semelles en cuir». Trois-quarts de l’humanité marchent sur du caoutchouc ou sur du plastique. A l’avenir tout le monde marchera avec des chaussures «qui respirent grâce à Geox», prévoit-il. Installée au cœur d’une région stratégique au pied des Alpes, la ville de Montebelluna a commencé à produire des chaussures de ski avant la Deuxième Guerre mondiale. Sa production explose le jour où un petit fabricant local décide de remplacer le cuir, trop cher, par le plastique. Montebelluna devient alors la capitale de la chaussure de ski. Le jeune Mario Moretti Polegato ouvre une fabrique mais sans beaucoup de chance: 1987, 1988 et 1989 sont trois années sans neige. C’est la crise jusqu’au jour de «l’illumination» sur la chaussure à trous. Jets de vapeur Depuis 1992, Geox est monté en flêche en Italie et s’est répandu dans le monde, du Japon aux Etats-Unis, de l’Indonésie à la Grande-Bretagne en passant par l’Amérique latine, avec un système de partnership qui lui permet d’atteindre un chiffre d’affaires global de 200 millions de dollars et le score de 3 millions de paires de chaussures. Les partenaires sont des fabricants de chaussures disposant d’une technologie avancée. Les royalties sont en grande partie réinvesties dans la promotion de l’image et du réseau Geox. Les pieds, différents selon les pays, ont inspiré des politiques de marketing différentes. La France sera le premier pays où Geox s’engage directement: «Les Italiens et les Français ont le même goût et les mêmes pieds», explique Mario Moretti Polegato. L’image de la semelle qui semble diffuser des jets de vapeur, va envahir la France. «Peu importe si elle ressemble à un fer à repasser à vapeur, commente le PDG de Geox. La chaussure qui respire est notre vedette», ajoute-t-il devant un robot qui vient de passer le cap des 3000 kms pour tester une chaussure sur l’eau et la caillasse. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Geox, le fabricant de la chaussure italienne «qui respire», investira 5,6 millions de dollars d’ici l’an 2000 pour promouvoir son image en France, a annoncé à Montebelluna (nord-est de l’Italie) son PDG Mario Moretti Polegato, lors d’une rencontre avec la presse française. La société prévoit d’attaquer le marché français à partir de Megève, par l’intermédiaire de la société de distribution Futura Line. Geox, qui prévoit pour l’an 2000 une production de 4 millions et demi de paires de chaussures, avait commencé son «aventure» en Italie en 1992 avec une production de 12.000 paires de chaussures et un chiffre d’affaires de 1,4 million de dollars. Sa croissance a été exponentielle. Comme de nombreux entrepreneurs, qui ont fait fortune grâce à une idée simple et géniale, Mario Moretti Polegato, 45 ans,...