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Actualités - Chronologie

Quand l'armée de l'Apartheid possédait son laboratoire de drogue ...

L’armée de l’apartheid disposait de son propre laboratoire de drogue qui lui fournissait, à la demande, des stupéfiants, a révélé un ancien médecin militaire devant la Commission Vérité et Réconciliation (TRC). La compagnie Delta G fut fondée dans les années 80 par l’armée sud-africaine et chargée de produire, à la demande, du Mandrax (appellation locale de la méthadone) et de l’ecstasy, a reconnu le Dr Philip Mijburg. En 1992, Delta G a ainsi livré 1.000 kilos d’ecstasy au 7e Bataillon médical qui travaillait à l’époque sur la «capacité invalidante» des stupéfiants pour neutraliser les opposants du régime raciste. Plus tard, la compagnie a aussi traité des centaines de milliers de pilules de Mandrax. Visiblement très tendu, l’ancien médecin, qui avait rendu ses galons en 1985 pour prendre la direction de Delta G, a affirmé qu’à l’époque, il ne pensait pas que ces activités étaient «illégales» dans la mesure où la direction des services médicaux de l’armée les avalisait. Le médecin chimiste a affirmé ne rien savoir de la destination des stupéfiants, ni de leur usage, pas plus que des recherches menées par les chercheurs militaires. A l’époque, l’efficacité invalidante de ces drogues n’avait pas été prouvée, a reconnu le Dr Mijburg. Il est resté très vague sur le mode de livraison de ces drogues qui transitaient par plusieurs sociétés écrans avant de parvenir à leur destinataire final, le Dr Wouter Basson, le chef du 7e Bataillon. Selon la TRC, les activités illégales des services spéciaux ont pu largement contribuer à la propagation de la toxicomanie dans la communauté noire. Tout au long des débats, les enquêteurs de la TRC ont tenté de démêler le fonctionnement des «myriades de sociétés écrans» créées par les services spéciaux dans les années 80. Après un interrogatoire laborieux, le Dr Mijburg a reconnu que lui-même avait dirigé deux de ces sociétés, Delta G et Medchem Technology, et plusieurs de leurs filiales. Basée à Midrand (nord de Johannesburg), Delta G a été privatisée en 1992 et s’est depuis spécialisée dans l’agrochimie et les produits pharmaceutiques. Le nom de la compagnie a été cité l’an dernier au moment de l’arrestation du Dr Basson, dans une affaire de trafic de drogue. Ce physicien de 47 ans est considéré comme un «témoin clef» par la TRC. Mais il refuse de témoigner sur les programmes de recherche chimique et biologique qu’il dirigea dans les années 80. Le physicien ne s’est pas présenté devant la TRC, qui envisage de lancer des poursuites judiciaires contre lui. Aux termes de la loi, ceux qui refusent de comparaître devant la TRC encourent deux ans de prison et / ou une amende. (AFP)
L’armée de l’apartheid disposait de son propre laboratoire de drogue qui lui fournissait, à la demande, des stupéfiants, a révélé un ancien médecin militaire devant la Commission Vérité et Réconciliation (TRC). La compagnie Delta G fut fondée dans les années 80 par l’armée sud-africaine et chargée de produire, à la demande, du Mandrax (appellation locale de la méthadone) et de l’ecstasy, a reconnu le Dr Philip Mijburg. En 1992, Delta G a ainsi livré 1.000 kilos d’ecstasy au 7e Bataillon médical qui travaillait à l’époque sur la «capacité invalidante» des stupéfiants pour neutraliser les opposants du régime raciste. Plus tard, la compagnie a aussi traité des centaines de milliers de pilules de Mandrax. Visiblement très tendu, l’ancien médecin, qui avait rendu ses galons en 1985 pour prendre la...