L'APF entend jouer un rôle plus vigoureux ans l'espace francophone
le 08 juillet 1998 à 00h00
Les parlementaires francophones ont ouvert mardi leur 24e session ordinaire à Abidjan, en marquant leur volonté de faire mieux entendre leur voix et jouer un rôle «plus vigoureux» tant dans l’espace de la Francophonie que sur la scène internationale. Dès la séance inaugurale dans la matinée, en présence du chef de l’Etat ivoirien Henri Konan Bédié, l’Assemblée a accompli un premier «geste symbolique» en changeant de nom, choisissant celui d’«Assemblée parlementaire de la francophonie» (APF) au lieu d’«Assemblée internationale des parlementaires de langue française» (AIPLF). La nouvelle appellation «a le mérite d’être plus simple» et plus conforme au rôle de l’institution qui est celui d’une «Assemblée consultative», a expliqué le secrétaire général parlementaire, le sénateur français Jacques Legendre (RPR-gaulliste). «A partir de maintenant, nous entendons agir comme une vraie assemblée dans nos relations avec l’exécutif, en optant pour une approche plus parlementaire qu’associative», a souligné de son côté l’un des vice-présidents de l’APF Jean-Pierre Charbonneau, président de l’Assemblée nationale du Québec. Lors de sa création en 1967, sous l’impulsion de Léopold Sédar Senghor, l’AIPLF était en effet une association avant de se transformer en 1989 en Assemblée. Les élus n’ont pu avoir, comme prévu, un échange direct avec le secrétaire général de la Francophonie Boutros Boutros-Ghali. «Souffrant et alité» à Paris, selon son entourage, l’ancien secrétaire général de l’ONU a dû renoncer à venir à Abidjan, où son discours a été lu à l’Assemblée. «La francophonie n’a, aujourd’hui, d’autre choix que de s’organiser et de se structurer. Ce n’est qu’à ce prix qu’elle pourra prétendre figurer dignement aux côtés des autres organisations internationales et régionales», a estimé le diplomate égyptien, qui a appelé l’Assemblée à relever «le défi qui transcende l’espace francophone», celui de «la démocratie au service de la paix dans les Etats et entre les Etats». (AFP)
Les parlementaires francophones ont ouvert mardi leur 24e session ordinaire à Abidjan, en marquant leur volonté de faire mieux entendre leur voix et jouer un rôle «plus vigoureux» tant dans l’espace de la Francophonie que sur la scène internationale. Dès la séance inaugurale dans la matinée, en présence du chef de l’Etat ivoirien Henri Konan Bédié, l’Assemblée a accompli un premier «geste symbolique» en changeant de nom, choisissant celui d’«Assemblée parlementaire de la francophonie» (APF) au lieu d’«Assemblée internationale des parlementaires de langue française» (AIPLF). La nouvelle appellation «a le mérite d’être plus simple» et plus conforme au rôle de l’institution qui est celui d’une «Assemblée consultative», a expliqué le secrétaire général parlementaire, le sénateur français...
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