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Actualités - Discours

Le dimanche, jour du Seigneur plus que week-end, rappelle le Pape

Le pape Jean-Paul II a lancé un appel aux catholiques afin qu’ils redonnent au dimanche sa valeur spirituelle de «Jour du Seigneur», et ne le considèrent pas seulement comme «la fin de la semaine». Dans une lettre apostolique de 100 pages, intitulée «Dies Domini» (le Jour du Seigneur) et adressée aux évêques et aux prêtres du monde entier, Jean-Paul II a demandé «d’œuvrer inlassablement avec les fidèles pour que la valeur du dimanche soit toujours mieux reconnue et vécue». Tout en reconnaissant que la pratique du «week-end» a certains «aspects positifs», le pape a déploré le fait que parfois, «malheureusement, le dimanche perd son sens originel et se réduit à n’être que la «fin de la semaine». Même en habits de fête, l’homme peut être incapable de faire une fête, parce qu’il reste enfermé dans un horizon si réduit qu’il ne peut voir le ciel», a écrit le pape. Le souverain pontife a critiqué la culture contemporaine qui encourage à vivre la pratique dominicale «de manière superficielle et séduit parfois par des formes de divertissements qui sont moralement discutables». Il a invité les fidèles à choisir, parmi les moyens de se cultiver et les divertissements offerts par la société, ceux qui «s’accordent le mieux avec une vie conforme aux préceptes de l’Evangile». En Italie, les évêques ont souhaité récemment que les matches de football, qui sont joués traditionnellement le dimanche, soient avancés au samedi. Ce projet est étudié par la Fédération italienne de ce sport. «Obligation grave» Le pape a rappelé que la messe est le moment central du dimanche pour les catholiques et que c’est «une obligation grave» pour les fidèles, selon la loi de l’Eglise. Il a confirmé que le temps pour remplir cette obligation commence le samedi soir, et finit aux premières vêpres du dimanche. Seules des raisons de maladie, d’infirmité ou d’autres motifs graves peuvent excuser les fidèles, qui peuvent assister aux messes diffusées par la télévision ou la radio. Au nom de tous les chrétiens, le souverain pontife a réclamé que «la législation civile tienne compte du devoir de ces derniers de sanctifier le dimanche». «Il y a en tout cas pour les chrétiens, a-t-il écrit, un devoir de conscience d’organiser le repos dominical de manière telle qu’il leur soit possible de participer à la messe, en s’abstenant des travaux et des affaires incompatibles avec la sanctification du jour du Seigneur». Jean-Paul II a souligné que le droit du travailleur au repos «suppose évidemment son droit au travail». «Nous ne pouvons pas nous dispenser d’évoquer avec une profonde solidarité, a-t-il déclaré, la situation difficile d’hommes et de femmes nombreux qui, faute d’avoir un emploi, sont contraints à l’inaction, même pendant les jours ouvrables». Il a invité à ne pas perdre de vue non plus le fait «que, même de nos jours, le travail est pour beaucoup une pesante servitude, soit en raison des conditions déplorables dans lesquelles il s’effectue et des horaires qu’il impose, surtout dans les régions les plus pauvres du monde, soit parce qu’il subsiste, même dans les sociétés dont l’économie est plus évoluée, trop de cas d’injustice et d’exploitation de l’homme par l’homme». En reprenant un appel lancé le premier jour de son pontificat, le souverain pontife a invité les hommes à «n’avoir pas peur» de donner leur temps au Christ, qui «n’est jamais un temps perdu, mais plutôt un temps gagné». Il a souhaité que les catholiques recommencent à participer en grand nombre à la liturgie dominicale, alors que l’on enregistre actuellement un pourcentage particulièrement bas de participation, pour différentes raisons, y compris la pénurie de prêtres. (AFP)
Le pape Jean-Paul II a lancé un appel aux catholiques afin qu’ils redonnent au dimanche sa valeur spirituelle de «Jour du Seigneur», et ne le considèrent pas seulement comme «la fin de la semaine». Dans une lettre apostolique de 100 pages, intitulée «Dies Domini» (le Jour du Seigneur) et adressée aux évêques et aux prêtres du monde entier, Jean-Paul II a demandé «d’œuvrer inlassablement avec les fidèles pour que la valeur du dimanche soit toujours mieux reconnue et vécue». Tout en reconnaissant que la pratique du «week-end» a certains «aspects positifs», le pape a déploré le fait que parfois, «malheureusement, le dimanche perd son sens originel et se réduit à n’être que la «fin de la semaine». Même en habits de fête, l’homme peut être incapable de faire une fête, parce qu’il reste enfermé...