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Actualités - Communiques Et Declarations

L'Italien Cesare Maldini défend son système (photo)

Cesare Maldini a beau affirmer qu’il partira de France sans regrets, l’entraîneur italien est jugé comme le principal responsable de la frileuse prestation des Azzurri au Mondial 98. «Nous avons eu un bon tournoi», a clamé samedi le sélectionneur transalpin pour devancer les critiques. «Nous avons joué cinq matches sans perdre une seule fois, nous avons marqué huit buts et nous n’en avons encaissé que trois». «La France ne s’est créée que deux occasions dangereuses. Djorkaeff à la fin de la première mi-temps et une autre en seconde période. Autrement, notre défense a été à peine menacée», a-t-il ajouté. Certes. Mais au-delà de ces statistiques, l’Italie ne sera jamais parvenue à emballer un seul de ses matches. La forme de Christian Vieri, arrivé en quart de finale avec le rang de meilleur buteur grâce à cinq réalisations, avait donné de grands espoirs aux tifosi. Mais après le premier tour, ils ont retrouvé l’équipe recroquevillée et peu ambitieuse qu’ils avaient laissée lors des qualifications, et tenté d’oublier. Contre les Norvégiens, les Azzurri se sont contentés pendant 78 minutes d’un maigrelet 1-0. Contre les Français, ils ont tenté le même hold up mais se sont heurtés à une défense au moins aussi meilleure que la leur. L’Italie a raté son rendez-vous mondial, elle doit maintenant réussir l’Euro 2000. Mais beaucoup s’interrogent sur l’opportunité de maintenir à cette fin ce système «défendre et prospérer» de Maldini. Deux révélations, une déception «Je n’ai jamais envisagé de démissionner», déclare déjà le père de Paolo Maldini. «J’ai parlé hier au président de la Fédération italienne Luciano Nizzola et il m’a dit que ma désignation comme entraîneur était un choix heureux. J’ai un contrat avec la Fédération jusqu’au 31 décembre». Les candidats à sa succession ne manquent pas, à commencer par Dino Zoff, Fabio Capello ou Nevio Scala. Pour le moment, il n’en est pas question. L’heure est aux enseignements. «Je veux aujourd’hui parler de la Coupe du monde, pas de l’avenir», souligne Maldini. Parmi les bonnes surprises de la Squadra figurent le jeune défenseur central de Parme Fabio Cannavaro. Ce dernier a été intraitable, impeccable de détermination et de fermeté dans ses duels avec Tore Andre Flo ou Stéphane Guivarc’h. Une autre révélation fut Luigi Di Biagio. A l’instar de Roberto Baggio en 1994, il fut sans doute le meilleur Italien de l’édition 1998 et fut aussi celui qui manqua le tir au but décisif. «Je suis fier de la manière dont j’ai joué dans cette Coupe du monde», a déclaré le milieu de terrain de l’AS Roma samedi devant les journalistes. Mais il y eut aussi une grande déception, Alessandro Del Piero. Blessé en début de tournoi, l’attaquant de la Juventus, redoutable passeur et marqueur sous le maillot bianconero, n’est jamais entré dans le rythme de la compétition, dont il est passé totalement à côté. L’Italie n’a plus qu’à espérer que le petit numéro 10 retrouvera vite ses marques. Réponse dès l’automne avec les qualifications pour l’Euro. (Reuters)
Cesare Maldini a beau affirmer qu’il partira de France sans regrets, l’entraîneur italien est jugé comme le principal responsable de la frileuse prestation des Azzurri au Mondial 98. «Nous avons eu un bon tournoi», a clamé samedi le sélectionneur transalpin pour devancer les critiques. «Nous avons joué cinq matches sans perdre une seule fois, nous avons marqué huit buts et nous n’en avons encaissé que trois». «La France ne s’est créée que deux occasions dangereuses. Djorkaeff à la fin de la première mi-temps et une autre en seconde période. Autrement, notre défense a été à peine menacée», a-t-il ajouté. Certes. Mais au-delà de ces statistiques, l’Italie ne sera jamais parvenue à emballer un seul de ses matches. La forme de Christian Vieri, arrivé en quart de finale avec le rang de meilleur buteur...