L'armée indonésienne s'excuse pour avoir tiré sur la foule
le 06 juillet 1998 à 00h00
L’armée indonésienne a présenté ses excuses pour avoir tiré sur des étudiants indépendantistes qui manifestaient à Jayapura, capitale de l’Irian Jaya, a rapporté la presse. Selon le quotidien «Kompas», le commandant de la région militaire de cette province de l’extrême-est de l’Indonésie, le commandant Samuel Josef, a présenté ses excuses en public à Jayapura où s’est produit l’incident. Un étudiant de l’université locale, Steven Suripatty, que l’agence officielle «Antara» avait donné comme mort, se trouve dans un état critique après avoir été atteint d’une balle à la tête, a indiqué «Kompas». «Steven a été atteint en dessous de l’oreille et le projectile lui a traversé la tête», a déclaré Etty, une infirmière de l’hôpital où le blessé se trouve toujours dans le coma. Un autre manifestant, une étudiante, a été atteint d’une balle au genou, a ajouté l’infirmière. Un officier des forces de sécurité se trouve lui aussi dans un état critique, toujours selon «Kompas». Des témoins ont indiqué que les affrontements ont éclaté après que les étudiants pro-indépendantistes eurent battu un soldat, le sergent Dahlan, en face de l’université Cendrawasih de Jayapura où ils manifestaient. Les soldats ont alors tiré sur les étudiants, qui ont pris la fuite pour chercher un abri. La «Papouasie occidentale» Selon des informations données par la presse, la foule a attaqué plusieurs bâtiments à jets de pierres dont des magasins, une branche de la banque d’Etat et la poste. L’agence «Antara» a rapporté l’arrestation de 41 personnes dont deux prêtres à la suite de ces incidents. D’autres affrontements avaient eu lieu jeudi selon des témoins à Sorong, une autre ville de l’Irian Jaya où l’armée avait aussi tiré sur une foule de plusieurs milliers d’étudiants indépendantistes. Un jeune homme du nom de Kapisa «a succombé à ses blessures par balles», et cinq autres personnes ont été blessées, avaient indiqué des témoins membres d’églises locales. Un groupement indépendantiste, le «Mouvement de la Papouasie libre», mène des actions sporadiques de guérilla depuis que l’Irian Jaya, la province la plus orientale de l’Indonésie qui côtoie la Papouasie-Nouvelle-Guinée, est passée sous domination indonésienne en 1963 au départ des Néerlandais. Selon des témoins, plusieurs manifestants ont tenté à Sorong de hisser le drapeau de la «Papouasie occidentale» sur le bâtiment du Parlement local avant d’être dispersés par des coups de semonce tirés par l’armée. La population de l’Irian Jaya, qui compte 1,5 million d’habitants, est d’origine mélanésienne et en majorité de confession chrétienne, dans un pays de 202 millions d’habitants à forte prédominance musulmane. (AFP)
L’armée indonésienne a présenté ses excuses pour avoir tiré sur des étudiants indépendantistes qui manifestaient à Jayapura, capitale de l’Irian Jaya, a rapporté la presse. Selon le quotidien «Kompas», le commandant de la région militaire de cette province de l’extrême-est de l’Indonésie, le commandant Samuel Josef, a présenté ses excuses en public à Jayapura où s’est produit l’incident. Un étudiant de l’université locale, Steven Suripatty, que l’agence officielle «Antara» avait donné comme mort, se trouve dans un état critique après avoir été atteint d’une balle à la tête, a indiqué «Kompas». «Steven a été atteint en dessous de l’oreille et le projectile lui a traversé la tête», a déclaré Etty, une infirmière de l’hôpital où le blessé se trouve toujours dans le coma. Un...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.