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Actualités - Chronologie

Cambodge : il y a un an, la cohabitation volait en éclats

Il y a un an, la fragile cohabitation entre le prince Norodom Ranariddh et l’homme fort du Cambodge Hun Sen volait en éclats, plongeant de nouveau le pays dans l’incertitude, qui est censée prendre fin avec les élections législatives du 26 juillet. Les événements des 5 et 6 juillet 1997 à Phnom Penh sont encore sujet à vive controverse, coup de force contre le co-premier ministre Norodom Ranariddh pour l’opposition, opération de sécurité pour rétablir l’ordre menacé selon son adversaire Hun Sen. Des combats de rue dans la capitale mirent prématurément fin au gouvernement bicéphale installé au lendemain des élections démocratiques de mai 1993, les premières en 28 ans, organisées sous les auspices de l’ONU. Née d’un compromis, aucun des partis ne disposant d’une majorité suffisante pour gouverner seul, l’expérience n’a pas survécu aux tensions politiques ni surtout aux rivalités personnelles. Elles étaient le fruit d’une profonde animosité entre anciens ennemis, opposés sur le champ de bataille dans les années 80, le FUNCINPEC royaliste et le Parti du peuple cambodgien (PPC, héritier de l’ancien PC pro-vietnamien). Accusé d’avoir voulu renverser le gouvernement avec l’aide des Khmers rouges et déchu de ses fonctions, le prince Ranariddh a passé neuf mois en exil à Bangkok avant de pouvoir rentrer au Cambodge pour disputer les élections, à la suite de pressions internationales sur l’homme fort et second premier ministre Hun Sen. Le bilan des violences durant les fusillades de juillet, difficile à établir, est estimé à quelque 130 morts, tant militaires que civils. Dans les mois qui suivirent, près de 100 partisans du prince Ranariddh ont été exécutés sommairement, selon le centre de l’ONU pour les droits de l’homme au Cambodge. En un week-end, la capitale revivait un cauchemar familier qu’elle croyait oublié: incendies, pillages, blindés patrouillant les rues et des milliers de réfugiés paniqués fuyant la cité. Le Cambodge a retrouvé ses vieux démons de l’autoritarisme et de l’isolement. Depuis un an, son siège aux Nations Unies est resté vacant, son adhésion à l’Association des nations du Sud-Est asiatique (ASEAN) a été ajournée et l’aide internationale suspendue. Après trois ans de relatif essor, l’économie s’est ralentie. Un an après, le processus électoral — qui a été entériné par la communauté internationale — est un test de la volonté de Hun Sen de respecter le jeu démocratique. Seules des élections considérées comme «acceptables» par la communauté internationale pourront effacer le souvenir des violences de juillet 1997. Toutefois diplomates et analystes prédisent que le prochain scrutin produira encore une fois une coalition gouvernementale et donc un nouveau danger d’instabilité. (AFP)
Il y a un an, la fragile cohabitation entre le prince Norodom Ranariddh et l’homme fort du Cambodge Hun Sen volait en éclats, plongeant de nouveau le pays dans l’incertitude, qui est censée prendre fin avec les élections législatives du 26 juillet. Les événements des 5 et 6 juillet 1997 à Phnom Penh sont encore sujet à vive controverse, coup de force contre le co-premier ministre Norodom Ranariddh pour l’opposition, opération de sécurité pour rétablir l’ordre menacé selon son adversaire Hun Sen. Des combats de rue dans la capitale mirent prématurément fin au gouvernement bicéphale installé au lendemain des élections démocratiques de mai 1993, les premières en 28 ans, organisées sous les auspices de l’ONU. Née d’un compromis, aucun des partis ne disposant d’une majorité suffisante pour gouverner seul,...