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Actualités - Chronologie

L'armée turque réitère sa détermination à lutter contre l'intégrisme

Les militaires turcs ont réaffirmé dimanche avec force leur détermination à lutter contre l’intégrisme musulman en Turquie, dans un communiqué publié par le chef de l’état-major général des armées, le général Ismail Hakki Karadayi. «Dans leur tâche de protéger l’ordre constitutionnel contre tous les dangers, les forces armées turques agissent dans le cadre des lois en respectant la suprématie du droit», a dit le général Karadayi. Ces propos constituent une réponse au premier ministre Mesut Yilmaz qui avait indiqué la veille que la lutte contre le fondamentalisme «sera menée dans le cadre des principes démocratiques et ceux de l’Etat de droit». Selon les observateurs, M. Yilmaz avait ainsi indiqué implicitement qu’il désapprouvait l’armée qui réclame une lutte plus sévère contre l’intégrisme islamique. L’armée, qui se considère comme la gardienne de la laïcité de l’Etat, voit le fondamentalisme musulman comme l’ennemi numéro un du régime laïc de l’Etat turc. M. Yilmaz avait également indiqué qu’il n’était pas possible de laisser uniquement à l’armée la lutte contre le fondamentalisme, l’appelant ainsi à rester en dehors de la politique. «J’apprécie la vigilance de l’armée pour la protection de l’Etat laïc, mais je désapprouve l’attitude des militaires allant jusqu’à exprimer des points de vue politiques», avait dit M. Yilmaz. «La protection de l’ordre établi constitutionnel, auquel nous sommes absolument attachés, est une mission qui nous a été confiée par les lois», a répliqué le communiqué du général Karadayi. Danger numéro un La publication de ce texte a eu lieu après une réunion, dimanche à Ankara, de quatre commandants en chef des armées turques sous la présidence du général Karadayi. Ce communiqué constitue une nouvelle étape dans une controverse déclenchée la semaine dernière par les propos du chef en second de l’état-major général de l’armée, le général Cevik Bir. Le général Bir avait déclaré que le fondamentalisme islamique restait toujours le danger numéro un dans le pays et que le nouveau Parti islamiste de la Vertu (Fazilet) gardait sa position de première force politique du pays. Le Fazilet a remplacé le Parti de la Prospérité (Refah) de l’ancien premier ministre islamiste Necmettin Erbakan. Le Refah a été dissous en janvier 1998 par la Cour constitutionnelle pour «activités contre le régime laïc». La coalition gouvernementale droite/gauche de M. Yilmaz a remplacé, il y a un an, une coalition à dominante islamiste dirigée par M. Erbakan de juin 1996 à juin 1997. M. Erbakan avait dû démissionner en juin 1997 sous une forte pression notamment des militaires et d’autres milieux politiques hostiles à la présence des islamistes au pouvoir. Les militaires ne cachent pas leur mécontentement de la performance du gouvernement Yilmaz, qu’ils jugent trop molle, dans la lutte contre le fondamentalisme religieux. L’intégrisme a été désigné en 1997 par l’armée comme le danger numéro un pour la Turquie, avant même celui représenté par la rébellion armée du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatiste). Il s’agit du second communiqué de la part de l’armée contre le gouvernement Yilmaz en moins de quatre mois. Dans un communiqué similaire, publié le 20 mars, l’armée avait réitéré sa détermination à lutter contre le fondamentalisme musulman, en dépit d’un appel de M. Yilmaz qui lui avait demandé de «s’occuper de ses affaires».
Les militaires turcs ont réaffirmé dimanche avec force leur détermination à lutter contre l’intégrisme musulman en Turquie, dans un communiqué publié par le chef de l’état-major général des armées, le général Ismail Hakki Karadayi. «Dans leur tâche de protéger l’ordre constitutionnel contre tous les dangers, les forces armées turques agissent dans le cadre des lois en respectant la suprématie du droit», a dit le général Karadayi. Ces propos constituent une réponse au premier ministre Mesut Yilmaz qui avait indiqué la veille que la lutte contre le fondamentalisme «sera menée dans le cadre des principes démocratiques et ceux de l’Etat de droit». Selon les observateurs, M. Yilmaz avait ainsi indiqué implicitement qu’il désapprouvait l’armée qui réclame une lutte plus sévère contre...