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Actualités - Chronologie

L'Argentine retrouve les Pays-Bas vingt ans après

Daniel Passarella veut à nouveau surprendre les Pays-Bas, l’équipe qu’il admire le plus, en quart de finale de la Coupe du monde de football samedi. En 1978, le capitaine Passarrella avait surmonté l’obstacle néerlandais pour offrir à l’Argentine sa première Coupe du monde, au terme d’une finale heurtée à Buenos Aires. Vingt ans plus tard, il lui faut à nouveau battre le Onze orange s’il veut réaliser son rêve de devenir le troisième homme, après Mario Zagallo et Franz Beckenbauer, à gagner un titre mondial comme joueur et entraîneur. Le sélectionneur argentin reconnaît que l’équipe néerlandaise, héritière de la formation de Johan Cruyff dans les années 1970, est celle qui l’a le plus impressionné depuis le début du Mondial. «Ils pratiquent un football de patience et de précision et savent accélérer au bon moment», explique-t-il. «Personne ne se presse pour faire la passe décisive. Cela crée un sentiment de frustration chez leurs adversaires et ils en profitent pour frapper». Après le huitième de finale éprouvant contre l’Angleterre, Passarrella procédera sûrement à des changements — de joueurs et de tactique — pour contrer la menace néerlandaise. Il lui faudra notamment resserrer la défense qui, pour la première fois depuis le début du Mondial, a montré bien des failles contre l’Angleterre avant que les doubles champions du monde ne s’imposent aux tirs au but. «Nous nous attendons à la même chose que contre l’Angleterre (…) mais je crois que les Néerlandais jouent mieux que les Anglais», dit le milieu de terrain Juan Veron. «Il faut qu’on gagne la bataille de l’entre jeu comme dans nos autres matches», ajoute le capitaine Diego Simeone. Les Argentins pourraient repasser d’une formation de 3-5-2 à 4-4-2, Javier Zanetti, auteur du but du 2-2 contre l’Angleterre, retrouvant une position d’arrière-droit. Simeone pourrait de même quitter la gauche du milieu de terrain pour se placer devant Zanetti afin de contenir au mieux les assauts de Marc Overmars. Dans ce cas Sergio Berti occuperait le couloir gauche et l’ailier Carlos Lopez resterait sur le banc, laissant le buteur Gabriel Batistuta seul en pointe avec le créateur Ariel Ortega juste derrière. Bergkamp craint l’arbitre Cela pourrait faire l’affaire des Néerlandais, à en croire le capitaine Frank de Boer. «L’Argentine a une équipe très technique (...) Ils ont un jeu offensif, mais peut-être que contre nous ils seront plus défensifs comme la Yougoslavie. Cela nous permettra de développer notre jeu, de dominer et si tout va bien de marquer d’entrée de jeu», dit-il. Passarrella espère récupérer son défenseur expérimenté Nestor Sensini, blessé contre la Jamaïque en match de poule, tandis que les Néerlandais pourraient devoir se passer de l’arrière-droit Michael Reiziger, touché au pied lors du huitième de finale contre la Yougoslavie (2-1). Il serait dans ce cas remplacé par Aron Winter. Le sélectionneur néerlandais Guus Hiddink espère que le match ne sera pas émaillé d’incidents comme la rencontre Angleterre-Argentine qui a été marquée par l’expulsion de David Backham après un geste de mauvaise humeur sur Simeone. L’attaquant Dennis Bergkamp, épargné après avoir carrément marché sur le Yougoslave Sinisa Mihajlovic, sait qu’il sera surveillé. J’espère que l’arbitre ne sera pas plus sévère avec moi à cause de cela», dit-il. La jeune génération orange ne veut pas entendre parler de revanche de la finale de 1978, qui constituait la seule victoire de l’Argentine sur les Pays-Bas en quatre confrontations. Et Guus Hiddink ne s’offusquerait même pas d’une défaite. «Les Argentins comptent parmi les grands favoris (...) Ils ont une très belle équipe, avec des joueurs qui évoluent dans les meilleurs championnats d’Europe», souligne-t-il, modeste. «Il n’y a pas de pression particulière pour passer les quarts de finale après nos échecs des années précédentes. Le seul obstacle est l’Argentine, et il sera difficile à franchir». «C’est Batistuta que nous craignons le plus. C’est un buteur né». «Batigol», qui a déjà marqué cinq fois en France, est le recordman argentin avec 47 buts en matches internationaux, dont neuf en deux Coupes du monde. Bergkamp est à un but du record néerlandais de 36 réalisations. «Equipes probables: Argentine: 1- Carlos Roa; 22- Javier Zanetti, 2- Roberto Ayala, 6-Nestor Sensini, 3- Jose Chamot; 8- Diego Simeone (cap), 5- Matias Almeyda, 11- Juan Veron, 16- Sergio Berti; 10- Ariel Ortega, 9- Gabriel Batistuta. Pays-Bas: 1- Edwin van der Sar; 20- Aron Winter, 3- Jaap Stam, 4- Frank de Boer (Cap), 5-Arthur Numan; 7- Ronald de Boer, 10- Clarence Seedorf, 16- Edgar Davids, 14- Marc Overmars; 11- Phillip Cocu, 8- Dennis Bergkamp.
Daniel Passarella veut à nouveau surprendre les Pays-Bas, l’équipe qu’il admire le plus, en quart de finale de la Coupe du monde de football samedi. En 1978, le capitaine Passarrella avait surmonté l’obstacle néerlandais pour offrir à l’Argentine sa première Coupe du monde, au terme d’une finale heurtée à Buenos Aires. Vingt ans plus tard, il lui faut à nouveau battre le Onze orange s’il veut réaliser son rêve de devenir le troisième homme, après Mario Zagallo et Franz Beckenbauer, à gagner un titre mondial comme joueur et entraîneur. Le sélectionneur argentin reconnaît que l’équipe néerlandaise, héritière de la formation de Johan Cruyff dans les années 1970, est celle qui l’a le plus impressionné depuis le début du Mondial. «Ils pratiquent un football de patience et de précision et savent...