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Actualités - Communiques Et Declarations

L'Asie peut compter sur l'Amérique, affirme Clinton

Le président Bill Clinton, soulignant que l’avenir de l’Amérique était «inextricablement lié» à celui de l’Asie, a promis hier aux pays asiatiques qu’ils pouvaient compter à la fois sur le maintien de la présence militaire américaine dans la région et sur l’appui de Washington face à la crise financière qui les frappe depuis un an. M. Clinton a ainsi assuré que les Etats-Unis feraient «tout ce qu’ils peuvent» pour aider les pays d’Asie à sortir de la crise, à condition qu’ils soient prêts à faire les sacrifices nécessaires, et a donné un satisfecit au plan d’assainissement du secteur bancaire japonais présenté la veille par Tokyo. Le président, qui mettait fin vendredi à Hong Kong à une tournée historique de neuf jours en Chine, a dit vouloir replacer celle-ci dans le contexte global des relations des Etats-Unis avec l’ensemble du continent. Une manière de dire aux alliés et partenaires traditionnels de Washington dans la région que le spectaculaire rapprochement sino-américain manifesté par cette tournée n’affecterait pas leurs relations avec les Etats-Unis. «Notre sécurité est énormément renforcée par un partenariat positif avec une Chine prospère, stable et qui s’ouvre de manière croissante, travaillant avec nous, comme c’est le cas, sur le problème nucléaire en Asie du Sud, la crise financière dans la région, les efforts de paix sur la péninsule coréenne et bien d’autres questions», a-t-il dit devant la Chambre de commerce américaine de Hong Kong. La sécurité régionale «Nos relations anciennes avec cinq alliés démocratiques clés demeurent la pierre de taille de notre sécurité en Asie», a-t-il assuré, rappelant que ces pays étaient dans l’ordre le Japon, la Corée du Sud, l’Australie, la Thaïlande et les Philippines. Le rapprochement entre Pékin et Washington a suscité interrogations et appréhensions au Japon, qui est depuis plusieurs décennies l’allié privilégié de Washington en Asie. Les Etats-Unis maintiennent environ 100.000 soldats en Asie, dont près de 40.000 en Corée du Sud face à l’armée nord-coréenne. La présence militaire américaine en Asie, a assuré M. Clinton, «est essentielle à cette stabilité» régionale. Condamnant de nouveau les essais nucléaires indiens et pakistanais de mai dernier, il a assuré que les Etats-Unis, appuyés par la Chine, «ne cherchent pas à isoler» ces deux pays, mais simplement «à les détourner d’une voie dangereuse et coûteuse». Le défi économique Mais le danger pour la stabilité de l’Asie est également financier, en raison de la crise qui a éclaté il y a un an en Thaïlande, avant de gagner les Philippines, l’Indonésie et la Corée du Sud. Hong Kong lui-même se trouve maintenant au bord de la récession. «Restaurer la stabilité et la croissance économiques (en Asie) ne sera pas facile», a-t-il dit, car «les mesures requises seront politiquement impopulaires et nécessiteront du courage». «Mais nous ferons tout ce que nous pouvons pour aider tout gouvernement asiatique disposé à faire ce qu’il faut pour se remettre d’aplomb sur le plan financier», a-t-il dit. Il a, à ce propos, qualifié de «mesure positive» le plan annoncé jeudi par le gouvernement de Tokyo pour assainir le secteur bancaire nippon, paralysé par d’énormes créances douteuses, y voyant des mesures «potentiellement très importantes». Il a aussi rendu un nouvel hommage à «la politique disciplinée et sage» du régime communiste de Pékin dans cette crise, la Chine ayant promis aux Etats-Unis qu’elle ne dévaluerait pas sa monnaie, le yuan. Les droits de l’homme Mais M. Clinton s’est également attardé sur l’importance des libertés politiques et du respect des droits de l’homme pour assurer la stabilité d’un pays, un message qui avait déjà été le sien en Chine et qui n’a jamais été très populaire en Asie. «Des gouvernements ouverts et l’Etat de droit sont essentiels à une prospérité durable», a-t-il lancé. Venu à Hong Kong un an après la rétrocession à la Chine de cette ancienne colonie britannique, M. Clinton a aussi exprimé sans équivoque le message que les habitants du territoire voulaient entendre, à savoir que les libertés démocratiques auxquelles ils sont habitués «doivent continuer». Il devait ensuite rencontrer le chef de file de l’opposition démocratique au régime de Pékin dans le territoire, Martin Lee. (AFP)
Le président Bill Clinton, soulignant que l’avenir de l’Amérique était «inextricablement lié» à celui de l’Asie, a promis hier aux pays asiatiques qu’ils pouvaient compter à la fois sur le maintien de la présence militaire américaine dans la région et sur l’appui de Washington face à la crise financière qui les frappe depuis un an. M. Clinton a ainsi assuré que les Etats-Unis feraient «tout ce qu’ils peuvent» pour aider les pays d’Asie à sortir de la crise, à condition qu’ils soient prêts à faire les sacrifices nécessaires, et a donné un satisfecit au plan d’assainissement du secteur bancaire japonais présenté la veille par Tokyo. Le président, qui mettait fin vendredi à Hong Kong à une tournée historique de neuf jours en Chine, a dit vouloir replacer celle-ci dans le contexte global des...