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Actualités - Chronologie

Le grand nettoyage des banques japonaises a commencé

Le Japon a lancé jeudi un vaste plan pour mener à bien un grand nettoyage de ses banques malades des montagnes de mauvaises créances qui paralysent depuis des mois la deuxième économie mondiale, mais le yen a aussitôt perdu du terrain, illustrant les doutes qui perdurent. Préparé en urgence à la suite de fortes pressions internationales sur le Japon et entériné par le gouvernement et le Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir, ce plan prévoit l’injection massive de fonds publics pour venir en aide aux institutions financières défaillantes. L’objectif déclaré de ce plan est de donner les moyens légaux et financiers à l’Etat pour prendre temporairement les rênes des banques qui ne peuvent plus affronter seules l’apurement de leurs créances irrécupérables. Le naufrage incontrôlé des banques qui sont déjà en faillite virtuelle aurait eu un effet désastreux sur l’économie du pays. Il détournerait du Japon le peu de confiance que les marchés internationaux lui prêtent encore. Sitôt la substance du plan connue, le yen est reparti à la baisse. Après s’être maintenu autour de 138 yen depuis plusieurs jours, il a plongé sous les 140 yen sur les marchés européens. La déroute du secteur financier nippon est au cœur de la récession qui touche le Japon depuis l’an dernier. Obligées d’assainir leur bilan, de nombreuses banques ont fortement réduit l’an dernier l’octroi de crédits aux PME, entraînant ainsi un «crédit crunch» qui pousse beaucoup d’entre elles vers le dépôt de bilan. Le nouveau mécanisme qui fonctionnera jusqu’à cinq ans pour chaque cas sera soumis au vote du Parlement réuni en séance extraordinaire à partir de la fin juillet. En vertu de ce plan qui s’inspire largement de l’expérience acquise par les Etats-Unis pendant la crise des banques américaines des années 80 et 90, toute banque reconnue défaillante sera immédiatement placée sous tutelle de l’Etat. Pour James Florillo, économiste chez Ing Barings, sept des 19 grandes banques japonaises pourraient être obligées d’en passer par ce système de survie. Une Agence de supervision financière nouvellement créée et placée sous l’autorité du Bureau du premier ministre pourra déclarer une banque en défaut. Elle nommera des administrateurs provisoires et des contrôleurs financiers pour assurer la gestion de la banque dont la direction devra démissionner. Ces administrateurs mettront sur pied une «banque-relais» ou «banque de défaisance» qui s’efforcera de sortir les mauvaises créances du bilan de la banque défaillante pour laquelle ils chercheront un repreneur. Le Deposit Insurance Corporation, organisme public de garantie des dépôts bancaire, pourra puiser dans des fonds publics pour que la «banque-relais» puisse éponger les pertes occasionnées par les créances irrécupérables. L’Etat a dégagé en février 30.000 milliards de yen (216 milliards de dollars) pour garantir les dépôts bancaires et stabiliser le système financier du pays. 13.000 milliards pourront être utilisés par cet organisme pour essuyer ces pertes. (AFP)
Le Japon a lancé jeudi un vaste plan pour mener à bien un grand nettoyage de ses banques malades des montagnes de mauvaises créances qui paralysent depuis des mois la deuxième économie mondiale, mais le yen a aussitôt perdu du terrain, illustrant les doutes qui perdurent. Préparé en urgence à la suite de fortes pressions internationales sur le Japon et entériné par le gouvernement et le Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir, ce plan prévoit l’injection massive de fonds publics pour venir en aide aux institutions financières défaillantes. L’objectif déclaré de ce plan est de donner les moyens légaux et financiers à l’Etat pour prendre temporairement les rênes des banques qui ne peuvent plus affronter seules l’apurement de leurs créances irrécupérables. Le naufrage incontrôlé des banques qui sont...