Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Zineddine Zidane, le retour attendu (photos)

Le 18 juin, Zinedine Zidane avait quitté le Stade de France sous les regards médusés de ses admirateurs, incapables de croire que leur idole, expulsée, se soit conduite comme un garnement. Le 3 juillet, espéré comme un sauveur après deux matches de suspension, Zidane va retrouver le stade où il fut acclamé contre l’Espagne et puni contre l’Arabie Séoudite. En deux semaines, le Turinois a eu le temps de réfléchir à son geste, de s’acheter une conduite et de se préparer à affronter l’équipe de son pays d’adoption, l’Italie. «Dimanche sur le banc, il ne tenait plus en place. Par moments, je me demandais si ce n’était pas lui le sélectionneur», a raconté Aimé Jacquet. «Et je peux dire qu’après le but, il était vraiment heureux. Je crois que je ne l’avais jamais vu comme ça». Depuis son expulsion pour s’être «essuyé» les crampons sur le dos d’un défenseur séoudien, Zidane a suivi la Coupe du monde en spectateur. Refermé sur lui-même, partageant la chambre et l’infortune de son «copain» Christophe Dugarry, victime d’un claquage lors du même match, le meneur de jeu des Français a vécu replié sur lui-même. «Il ne rigolait plus et ne parlait presque pas», raconte Emmanuel Petit. «Mais après la qualification contre le Danemark (au lendemain de son anniversaire), on a senti que les choses redevenaient normales». Soumis à un entraînement particulier, Zidane s’est appliqué à se maintenir au niveau de ses partenaires tandis que ceux-ci s’appliquaient à maintenir la France en Coupe du monde. «Nous lui avons gardé la place au chaud», a commenté le capitaine Didier Deschamps. «Nous savions que si nous étions éliminés en huitième de finale, la Coupe du monde de Zizou serait une catastrophe». «Qu’il soit lui-même» «Ce n’est pas un avantage de ne pas jouer, ajoute Deschamps. Car on perd le rythme et l’on a bien vu dimanche que ceux qui n’avaient pas disputé le troisième match n’étaient pas les mieux physiquement». Aimé Jacquet préfère croire que son protégé le plus précieux a profité de cette trêve pour se reposer après une saison conclue seulement le 20 mai en finale de la Ligue des champions. Mais quel que soit son était de forme, Zidane sera présent sur le terrain au coup d’envoi, Jacquet jugeant que son meneur, même diminué, est indispensable à l’équipe de France. «On connaît son importance dans l’animation offensive, rappelle Deschamps. Et on sait qu’il est capable de faire la différence en notre faveur». Pour ce match si particulier, face à des adversaires qui d’ordinaire bénéficient de ses talents en club, Zidane sera l’objet de tous les regards. «Il sait que ce match est très important pour lui. Mais il ne faut pas lui mettre sur les épaules plus de pression qu’il n’en a déjà», plaide Deschamps, son meilleur avocat. «Il faut qu’il se prépare tranquillement et qu’il soit lui-même simplement, cela nous suffit». Car depuis le début du Mondial, Zidane, sans doute par souci de bien faire, en «faisait un peu trop», reconnaît Jacquet. Au point de perdre la simplicité de son jeu qui faisait sa force. «On attend trop de lui, renchérit Petit. Et comme il a peur de décevoir, il ne joue pas comme il devrait». «Ce n’est pas à lui de revenir chercher les ballons derrière. Il lui faut rester juste derrière les attaquants, c’est là qu’il donne toute la mesure de son génie». Lors de ses deux derniers matches, la France a démontré qu’elle pouvait évoluer sans meneur de jeu, mais il lui a manqué la clairvoyance du Turinois. Son absence, si elle fut compensée par la fougue des remplaçants face au Danemark, s’est fait cruellement sentir face à la défense hermétique du Paraguay. «On a essayé beaucoup de choses», a souligné David Trezeguet, auteur de la passe décisive pour Laurent Blanc dans les prolongations. «Mais on a eu beaucoup de problèmes pour réussir à se trouver».
Le 18 juin, Zinedine Zidane avait quitté le Stade de France sous les regards médusés de ses admirateurs, incapables de croire que leur idole, expulsée, se soit conduite comme un garnement. Le 3 juillet, espéré comme un sauveur après deux matches de suspension, Zidane va retrouver le stade où il fut acclamé contre l’Espagne et puni contre l’Arabie Séoudite. En deux semaines, le Turinois a eu le temps de réfléchir à son geste, de s’acheter une conduite et de se préparer à affronter l’équipe de son pays d’adoption, l’Italie. «Dimanche sur le banc, il ne tenait plus en place. Par moments, je me demandais si ce n’était pas lui le sélectionneur», a raconté Aimé Jacquet. «Et je peux dire qu’après le but, il était vraiment heureux. Je crois que je ne l’avais jamais vu comme ça». Depuis son expulsion...