Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Pour sauver un enfant : 50 dollars

La France va dégager plusieurs millions de francs pour financer des programmes de réduction de la transmission du virus du sida de la mère à l’enfant, a annoncé le secrétaire d’Etat à la Santé, Bernard Kouchner, à la douzième conférence mondiale sur le sida à Genève. Cette initiative, «cofinancée par le ministère de la Coopération et la Commission européenne», vise également à permettre à des femmes séropositives de pays en développement d’accéder après l’accouchement aux traitements antiviraux ainsi qu’à leurs enfants au cas où ils seraient infectés, a-t-il ajouté. Cela devrait permettre à un certain nombre, encore «restreint», de mères du tiers- monde d’avoir accès aux médicaments antirétroviraux pour elles-mêmes et pas uniquement pour éviter de contaminer leur bébé, a précisé M. Kouchner. La France devrait dégager pour sa part quelque 5 MF de francs en 1998 pour lancer ces programmes et environ 20 MF en 1999, selon le ministère. Une mise en place «rapide» devrait pouvoir être faite, «en collaboration avec l’ONUSIDA, en Afrique du Sud (à Soweto), au Congo (Brazzaville), en Côte d’Ivoire, Ouganda et au Vietnam», selon Bernard Kouchner. Le Cambodge devrait également en bénéficier. Dans chaque pays, 300 à 500 seront d’abord concernées et ce nombre pourrait doubler l’an prochain, selon le ministère. Des partenariats financiers sont à l’étude avec l’Italie, l’Autriche et le Luxembourg, selon le ministre. «Le prix d’une vie d’enfant sauvée est de 50 dollars, prix du traitement pour une femme enceinte pendant quatre semaines» a-t-il souligné. Une étude en Thaïlande a montré que l’administration à la femme enceinte de traitements d’AZT (médicament antiviral) plus courts que ceux en vigueur en Occident, permet de réduire de moitié cette transmission mère-enfant lors de l’accouchement, en évitant d’allaiter ensuite. «En France, où l’accès aux antirétroviraux est très large, la mortalité due au sida a été réduite de moitié en deux ans» a-t-il dit pour souligner combien ces traitements, les cocktails avec antiprotéases, ont marqué un «véritable tournant dans l’histoire de l’épidémie». (AFP)
La France va dégager plusieurs millions de francs pour financer des programmes de réduction de la transmission du virus du sida de la mère à l’enfant, a annoncé le secrétaire d’Etat à la Santé, Bernard Kouchner, à la douzième conférence mondiale sur le sida à Genève. Cette initiative, «cofinancée par le ministère de la Coopération et la Commission européenne», vise également à permettre à des femmes séropositives de pays en développement d’accéder après l’accouchement aux traitements antiviraux ainsi qu’à leurs enfants au cas où ils seraient infectés, a-t-il ajouté. Cela devrait permettre à un certain nombre, encore «restreint», de mères du tiers- monde d’avoir accès aux médicaments antirétroviraux pour elles-mêmes et pas uniquement pour éviter de contaminer leur bébé, a précisé M....