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Actualités - Chronologie

Le séisme d'Adana relance la controverse sur une future centrale nucléaire

Le violent séisme qui a frappé samedi dernier le littoral sud de la Turquie a relancé la controverse sur une centrale nucléaire qui doit être construite dans la région de Mersin, non loin de la province sinistrée d’Adana. Le séisme, de magnitude 6,3 sur l’échelle ouverte de Richter, a secoué la province d’Adana et plusieurs autres provinces et régions dont celle de Mersin, faisant au moins 131 morts et plus de 1.500 blessés, selon un nouveau bilan. Un porte-parole pour la Turquie de l’organisation écologiste Greenpeace, Melda Keskin, a de nouveau souligné les dangers que présenterait la construction de cette centrale nucléaire à Akkuyu, à une centaine de kilomètres à l’ouest d’Adana. «Le séisme confirme le danger sur lequel nous attirons l’attention depuis des années», a-t-elle déclaré. «Il existe une ligne de faille active près de l’emplacement proposé pour la centrale nucléaire», a-t-elle ajouté. Selon elle, la licence pour l’emplacement a été accordée en 1976. Une ligne de faille a été détectée plus tard dans la région et n’a donc pas été prise en compte lors de l’octroi de la licence. Les rapports élaborés dans les années 1970 considéraient la région où se trouve l’emplacement de la future centrale parmi les plus sûres de Turquie concernant les secousses telluriques. Mais des études faites en 1991 avaient souligné que la ligne de faille d’Ecemis, située à une vingtaine de kilomètres à l’est de l’emplacement de la centrale, est active. Mise en garde Le professeur Tolga Yarman, l’un des trois scientifiques qui avaient accordé la licence pour l’emplacement de la centrale, a exigé une nouvelle évaluation. «Il faut vérifier de nouveau, à la lumière des récentes données scientifiques, si l’emplacement de la future centrale est sûr ou pas. Si nécessaire, il faut reconsidérer la décision de sa construction», a-t-il ajouté. «Aujourd’hui, il est définitivement connu que la ligne de faille d’Ecemis passe à 25 kilomètres de l’emplacement de la centrale d’Akkuyu», a indiqué Kamer Gulbeyaz, président d’une association locale d’ingénieurs de Mersin. «Les risques d’une fuite radioactive seraient forts en cas de séisme, même de magnitude minime. Si l’on veut éviter une catastrophe nucléaire totale (en cas de séisme), il faut abandonner ce projet», a-t-il averti. «Cette mise en garde de la nature (le séisme d’Adana) doit être prise au sérieux», a pour sa part déclaré le professeur Leziz Onaran, président de l’association turque des médecins pour la paix et l’environnement contre le danger nucléaire. Cette centrale, qui sera la première du pays, est prévue depuis près de 25 ans et le gouvernement turc s’apprête à annoncer, cet été, le résultat d’un appel d’offres international pour sa construction. «Je suis prêt à construire la maison où je passerai ma retraite tout près de la centrale nucléaire d’Akkuyu», avait déclaré en février dernier Ulrich Fischer, le président du consortium franco-allemand Nuclear Power International (NPI), un des trois candidats à la construction de la centrale. «Les autorités turques, avait-il ajouté, nous ont indiqué que la région est sûre pour la construction de la centrale». (AFP)
Le violent séisme qui a frappé samedi dernier le littoral sud de la Turquie a relancé la controverse sur une centrale nucléaire qui doit être construite dans la région de Mersin, non loin de la province sinistrée d’Adana. Le séisme, de magnitude 6,3 sur l’échelle ouverte de Richter, a secoué la province d’Adana et plusieurs autres provinces et régions dont celle de Mersin, faisant au moins 131 morts et plus de 1.500 blessés, selon un nouveau bilan. Un porte-parole pour la Turquie de l’organisation écologiste Greenpeace, Melda Keskin, a de nouveau souligné les dangers que présenterait la construction de cette centrale nucléaire à Akkuyu, à une centaine de kilomètres à l’ouest d’Adana. «Le séisme confirme le danger sur lequel nous attirons l’attention depuis des années», a-t-elle déclaré. «Il...