Trois formidables retournements de situation en matches de poule ont permis au Mexique de s’ouvrir les portes des huitièmes de finale de la Coupe du monde, mais il aura fort à faire lundi pour dérégler la solide machine allemande. Les Allemands ne sont pas en reste et leur match nul contre la Yougoslavie dans le groupe F, alors qu’ils étaient menés 2-0, a montré qu’ils avaient aussi les ressources pour rétablir des situations compromises, si bien qu’il y a fort à parier que le public de Montpellier ne quittera pas le Stade de La Mosson avant le coup de sifflet final. Les Mexicains restent sur la lancée du but de leur attaquant vedette Luis Hernandez qui, dans les arrêts de jeu, leur a permis d’arracher le 2-2 face aux Pays-Bas et de s’assurer une place au deuxième tour. L’équipe avait déjà montré sa capacité à rebondir aux dépens de la Corée du Sud (3-1) et de la Belgique (2-2) dans ses autres matches du groupe E. «La remontée des Mexicains contre les Pays-Bas nous a servi d’avertissement», commente le sélectionneur allemand Berti Vogts. «Nous allons rester concentrés jusqu’au coup de sifflet final», renchérit le libéro Lothar Matthäus, redevenu au fil des matches le chef de file de la Mannschaft. Le Mexique n’a battu l’Allemagne qu’une fois en huit rencontres depuis 1968 — une victoire 2-0 lors d’un match amical en altitude à Mexico, en 1985. Les Allemands l’avaient notamment emporté 6-0 au premier tour de la Coupe du monde 1978, mais n’ont dû leur salut qu’aux tirs aux buts en quart de finale du Mondial mexicain de 1986. Matthäus, 37 ans, avait disputé ce match qui constitue le dernier face-à-face entre les deux équipes. Hässler en milieu offensif L’Allemagne sera d’autant plus vigilante qu’elle a peiné à ce stade de la compétition ces dernières années. A la World Cup 1994, les Allemands l’avaient emporté de justesse 3-2 contre la Belgique, qui aurait dû en outre bénéficier d’un pénalty. En 1990 en Italie, ils avaient livré un huitième de finale difficile face aux Pays-Bas (2-1). Quatre ans plus tôt, un but de Matthäus en fin de partie leur avait permis d’écarter le Maroc par le plus petit des écarts (1-0). Berti Vogts devrait aligner lundi l’équipe qui a disputé la deuxième mi-temps du match de poule contre l’Iran (2-0), avec Matthaüs au poste de libéro et Thomas Hässler en milieu offensif aux côtés de Thomas Helmer et Dietmer Hamann. L’équipe allemande, l’une des plus expérimentées de la compétition avec une moyenne d’âge de près de 30 ans, a jusqu’ici produit un football moins spectaculaire que son adversaire, mais le sélectionneur mexicain Manuel Lapuente est impressionné par son efficacité. «Que l’on aime ou pas, le plus important est de gagner. Les Allemands savent gagner», dit-il. Les Mexicains entendent tenter crânement leur chance, d’autant que l’atmosphère est revenue au beau fixe dans leur camp. Initialement critiqué par les médias de son pays, Manuel Lapuente paraît à présent serein et détendu, fort d’avoir conduit son équipe au deuxième tour d’une Coupe du monde en Europe — une performance sans précédent pour le Mexique. Le milieu de terrain Ramon Ramirez, suspendu pour deux matches après avoir écopé d’un carton rouge face aux Pays-Bas, devrait être remplacé par Jaime Ordiales, 35 ans. Equipes probables: Allemagne: 1- Andreas Köpke, 8- Lothar Matthäus, 4- Jürgen Kohler, 2- Christian Wörns, 3- Jörg Heinrich, 16- Dietmar Hamann, 5- Thomas Helmer, 21- Michael Tarnat, 10- Thomas Hässler, 18- Jürgen Klismann, 20- Oliver Bierhoff Mexique: 1- Jorge Campos, 13- Pavel Pardo, 2- Claudio Suarez, 5- Duilio Davino, 19- Braulio Luna, 20- Jaime Ordiales, 4- German Villa, 8- Alberto Garcia Aspe, 9- Ricardo Pelaez, 15- Luis Hernandez, 11- Cuauhtemoc Blanco.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Trois formidables retournements de situation en matches de poule ont permis au Mexique de s’ouvrir les portes des huitièmes de finale de la Coupe du monde, mais il aura fort à faire lundi pour dérégler la solide machine allemande. Les Allemands ne sont pas en reste et leur match nul contre la Yougoslavie dans le groupe F, alors qu’ils étaient menés 2-0, a montré qu’ils avaient aussi les ressources pour rétablir des situations compromises, si bien qu’il y a fort à parier que le public de Montpellier ne quittera pas le Stade de La Mosson avant le coup de sifflet final. Les Mexicains restent sur la lancée du but de leur attaquant vedette Luis Hernandez qui, dans les arrêts de jeu, leur a permis d’arracher le 2-2 face aux Pays-Bas et de s’assurer une place au deuxième tour. L’équipe avait déjà montré sa...