Le patron de la société Energuia, exploitant de la station orbitale Mir, menace de retirer les cosmonautes de Mir et de la laisser retomber sur terre sans contrôle si le gouvernement ne verse pas les subventions nécessaires, rapporte l’agence Itar-Tass. Iouri Semenov, président d’Energuia, a accusé le gouvernement de n’avoir pas versé un kopeck cette année pour l’entretien de Mir, pourtant frappée par des pannes et des défaillances techniques à répétition après douze ans d’exploitation ininterrompue. Vendredi (aujourd’hui), a-t-il annoncé, les exploitants de Mir doivent tenir une réunion «en petit comité», et remettre ensuite leurs conclusions au premier ministre Sergueï Kirienko. «S’il n’y a aucune réaction, nous nous réunirons une nouvelle fois en présence de tous les scientifiques, pour prendre une décision définitive sur le sort de la station», a-t-il menacé. «Nous sommes catégoriquement opposés à un abandon immédiat de la station, et si nous le faisons ce sera de la responsabilité du gouvernement», a dit M. Semenov. Les opérations d’abandon de Mir doivent encore coûter très cher, pour des raisons de sécurité. Laisser tomber ce bloc de 130 tonnes n’importe comment risquerait en effet de provoquer des dégâts sur terre. La Russie a donc prévu un programme de descente progressive, qui nécessite l’envoi de quatre ou cinq vaisseaux cargos, afin que Mir aborde l’atmosphère terrestre fin 1999, sous le bon angle et à la bonne vitesse pour se désintégrer au-dessus d’un océan. Depuis 1995, la présence permanente de cosmonautes de la NASA à bord de Mir permettait de contribuer au financement de la station. Début juin, le dernier Américain a quitté Mir, laissant les Russes seuls à bord. Les missions étrangères de quelques semaines encore prévues, dont celle du Français Jean-Pierre Haigneré à l’été 1999, ne rapporteront pas suffisamment d’argent pour maintenir Mir en état. (AFP)
Le patron de la société Energuia, exploitant de la station orbitale Mir, menace de retirer les cosmonautes de Mir et de la laisser retomber sur terre sans contrôle si le gouvernement ne verse pas les subventions nécessaires, rapporte l’agence Itar-Tass. Iouri Semenov, président d’Energuia, a accusé le gouvernement de n’avoir pas versé un kopeck cette année pour l’entretien de Mir, pourtant frappée par des pannes et des défaillances techniques à répétition après douze ans d’exploitation ininterrompue. Vendredi (aujourd’hui), a-t-il annoncé, les exploitants de Mir doivent tenir une réunion «en petit comité», et remettre ensuite leurs conclusions au premier ministre Sergueï Kirienko. «S’il n’y a aucune réaction, nous nous réunirons une nouvelle fois en présence de tous les scientifiques, pour prendre...
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