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Actualités - Chronologie

Afrique du sud : Mandela affiche sa confiance

Nelson Mandela a confiance dans la poursuite du processus de réconciliation nationale en Afrique du Sud et estime qu’il pourrait même s’accélérer sous la direction de son successeur probable, le vice-président Thabo Mbeki. A un an de sa retraite politique, le premier président sud-africain élu au suffrage universel ne croit pas en revanche que son départ nuira à l’œuvre entamée après le raz-de-marée de son Congrès national africain (ANC) aux première élections libres de 1994. «Pour ma part, la réconciliation se passe bien, a-t-il dit dans un entretien accordé à Reuters. Cela signifie que le peuple tout entier, que tous les groupes agissent de manière tangible. Tous veulent s’éloigner de la situation en vigueur sous l’apartheid». Il revendique une série de succès sur le front du redressement des injustices raciales et économiques héritées de l’apartheid et balaie les critiques émanant de la communauté noire, selon lesquelles il se serait trop consacré à apaiser les appréhensions des blancs sans rien obtenir en retour. «Je le demande constamment aux noirs, combien cela nous a-t-il coûté de prêcher la réconciliation? Rien, pas un penny. Je le demande constamment aux noirs, quel geste attendent-ils des blancs qui prouverait leur engagement en faveur de la réconciliation? Et personne ne m’a jamais répondu», dit-il. Mandela, qui fêtera ses quatre-vingts ans le mois prochain, doit se retirer de la vie politique sud-africaine après les élections qui se tiendront normalement entre les mois de mars et mai prochains. Son ancien bras droit, Thabo Mbeki, porté à la présidence de l’ANC l’an passé, est le candidat le mieux placé pour lui succéder. Cette perspective fait craindre à certains que le processus de réconciliation ne souffre du caractère de Thabo Mbeki, plus radical que Mandela. A plusieurs reprises, le nouveau président de l’ANC a déclaré que l’Afrique du Sud était toujours divisée entre une nation blanche opulente et une nation noire déshéritée et a mis en garde contre les conséquences des frustrations croissantes de la population noire. Pour les politologues, la présidence Mbeki donnerait la priorité à la redistribution et à l’accélération des transformations sociales et économiques. Mais Nelson Mandela dit ne pas croire un seul instant que son probable successeur reviendra sur le processus de réconciliation pour laquelle le vieux militant a passé vingt-sept années de sa vie en prison. «L’ANC a été constitué dans une atmosphère de direction collective. Thabo Mbeki et les autres dirigeants mèneront cette politique de l’avant, peut-être avec plus de vigueur encore que je ne l’ai fait», assure-t-il. «La réconciliation n’est pas seulement ma politique personnelle. C’est la politique de l’ANC, c’est une politique collective», selon lui. La Commission Vérité et Réconciliation (TRC) illustre ce choix de société. «La TRC a fait du très bon travail. Elle a exhumé les graves violations des droits de l’homme commises pendant l’apartheid», se félicite Mandela. «Les seules plaintes concernant la TRC sont venues de sections de notre société qui étaient responsables de violations que la commission a exposées au grand jour», affirme le président. Présidée par l’archevêque anglican Desmond Tutu, prix Nobel de la Paix, la commission examine certaines des actions les plus graves commises de part et d’autre pendant les quarante ans d’apartheid. «Elle a auditionné et continue d’auditionner les deux camps opposés pendant l’apartheid. Même Mbeki a témoigné pour expliquer son rôle durant la lutte», conclu M. Mandela. (Reuters)
Nelson Mandela a confiance dans la poursuite du processus de réconciliation nationale en Afrique du Sud et estime qu’il pourrait même s’accélérer sous la direction de son successeur probable, le vice-président Thabo Mbeki. A un an de sa retraite politique, le premier président sud-africain élu au suffrage universel ne croit pas en revanche que son départ nuira à l’œuvre entamée après le raz-de-marée de son Congrès national africain (ANC) aux première élections libres de 1994. «Pour ma part, la réconciliation se passe bien, a-t-il dit dans un entretien accordé à Reuters. Cela signifie que le peuple tout entier, que tous les groupes agissent de manière tangible. Tous veulent s’éloigner de la situation en vigueur sous l’apartheid». Il revendique une série de succès sur le front du redressement des...