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Actualités - Chronologie

Washington tente de faire plier Slobodan Milosévic

L’émissaire américain Richard Holbrooke a repris ses discussions avec Slobodan Milosevic pour tenter de faire taire les armes au Kosovo où, pour la première fois, il avait rencontré la veille des combattants indépendantistes albanais de l’Armée de libération du Kosovo (UCK). L’ambassadeur désigné des Etats-Unis auprès de l’ONU avait eu mardi un premier entretien de quatre heures avec le président yougoslave, avant d’aller inspecter l’ouest du Kosovo, ravagé par une récente offensive des forces serbes. Il a évoqué lors de cette visite le risque d’une «guerre généralisée» et exigé le retrait des forces serbes afin de permettre le retour des dizaines de milliers d’Albanais chassés de leurs villages. M. Holbrooke a souligné que «la seule alternative aux combats, et les deux parties (serbe et albanaise) sont prêtes à se battre, sont des négociations pacifiques». Sa rencontre mercredi, dans le village de Junik (ouest) avec deux responsables locaux de l’UCK, organisation clandestine considérée comme «terroriste» par Belgrade, a été qualifiée de fortuite par le département d’Etat. Elle n’en introduit pas moins un élément nouveau sur l’échiquier kosovar, Washington estimant que l’UCK devra «au moment approprié» engager un dialogue politique avec Belgrade, si l’on veut un règlement pacifique du conflit, selon le porte-parole du département d’Etat, James Rubin. Le porte-parole a assuré qu’«il ne s’agissait pas d’une discussion politique» et que l’émissaire américain était «tombé sur des soldats qui portaient des insignes de l’UCK et avait parlé avec eux une vingtaine de minutes». Selon une source proche des autorités serbes, cette rencontre fait partie d’«un processus inéluctable de légitimation de l’UCK, qui devrait permettre à la communauté internationale de faire pression sur la partie albanaise». Le chef politique des Albanais du Kosovo Ibrahim Rugova a promis que l’UCK allait être mise «sous contrôle», à l’issue d’un entretien à Bruxelles avec le chef de la diplomatie belge Erik Derycke. Fehmi Agani, conseiller de M. Rugova, a estimé, de son côté, que «des contacts avec l’UCK sont indispensables (...) si l’on veut obtenir des résultats par la négociation». «Si l’on opte pour une solution négociée du problème du Kosovo, l’UCK constituera une entrave qu’il faudra surmonter afin de pouvoir discuter», a-t-il déclaré jeudi à la radio indépendante serbe B-92. M. Rugova, qui a rencontré mercredi le secrétaire général de l’OTAN Javier Solana, a répété qu’il refusait de reprendre les négociations avec Belgrade tant que les troupes serbes ne seraient pas retirées du Kosovo. C’est «une des demandes du Groupe de Contact», a-t-il rappelé. L’OTAN est de plus en plus préoccupée par le développement, apparemment sans contrôle politique, de l’UCK dont elle voudrait pouvoir limiter les agissements, selon des sources diplomatiques au siège de l’Alliance à Bruxelles. Belgrade a maintenu jusqu’à présent son refus de retirer ses forces tant que les «activités terroristes» attribuées à l’UCK n’auront pas cessé, une position soutenue par Moscou. (AFP)
L’émissaire américain Richard Holbrooke a repris ses discussions avec Slobodan Milosevic pour tenter de faire taire les armes au Kosovo où, pour la première fois, il avait rencontré la veille des combattants indépendantistes albanais de l’Armée de libération du Kosovo (UCK). L’ambassadeur désigné des Etats-Unis auprès de l’ONU avait eu mardi un premier entretien de quatre heures avec le président yougoslave, avant d’aller inspecter l’ouest du Kosovo, ravagé par une récente offensive des forces serbes. Il a évoqué lors de cette visite le risque d’une «guerre généralisée» et exigé le retrait des forces serbes afin de permettre le retour des dizaines de milliers d’Albanais chassés de leurs villages. M. Holbrooke a souligné que «la seule alternative aux combats, et les deux parties (serbe et...