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Actualités - Chronologie

Chut, les portables !

Comment faire taire les sonneries, insupportables, des téléphones portables dans les cinémas, les restaurants, les théâtres, à l’opéra ou à la messe? Un inventeur français semble avoir trouvé la réponse en mettant au point un brouilleur infaillible. Il y a plus d’un an, Raoul Girod, 54 ans, qui est installé dans la région lyonnaise, a déposé trois brevets, qui représentent six variantes de brouilleurs. Cet ingénieur, diplômé en outre d’une grande école de commerce, dont le statut officiel est «inventeur indépendant» après avoir dirigé pendant 25 ans une petite entreprise informatique, a l’habitude des brevets: en deux ans et demi, il en a déjà déposé 14. «Les trois du brouilleur ne sont pas les plus compliqués», tempère-t-il. «J’en ai un beaucoup plus intéressant sur un fax avec accusé de réception, mais il est moins dans l’air du temps». Selon un sondage paru en janvier dernier, 57% des Français sont favorables à l’interdiction du portable dans certains espaces publics ou à la limitation de son usage à des endroits spéciaux comme pour la loi sur le tabac. «Tous les journalistes parisiens qui sont venus me voir m’ont mentionné que, cette année, le tournoi de tennis de Roland-Garros avait été une horreur à cause des portables», relève l’inventeur. La principale version de son brouilleur ressemble à une boîte à chaussures, dotée de deux antennes: une qui détecte le signal entre le relais émetteur et le mobile, l’autre qui envoie un signal de fin de communication au relais juste avant la sonnerie, activant la messagerie vocale du téléphone. Le but est «d’arriver à ce que, dans le futur, les communications gênantes ne soient pas trop nombreuses», explique Raoul Girod. Car, le téléphone protable, accueilli comme une invention géniale à ses débuts, est devenu, à mesure de sa progression, un cauchemar pour ceux qui subissent sonneries et conversations. L’idée est surtout de sélectionner les appels, permettant aux urgents, destinés à certaines professions (médecins, policiers...), de passer. «Même si les opérateurs peuvent être réticents dans un premier temps, je crois que, vu les principes de cette invention, cela pourrait leur permettre de proposer de nouveaux services à leurs utilisateurs», estime-t-il. M. Girod se trouve en phase de négociation avec des constructeurs. Les premiers exemplaires devraient sortir, au plus tôt, à la fin de l’année, au plus tard, en mars 1999. La demande est estimée, pour le marché français, à 80 millions d’appareils, au coût unitaire de moins de 10.000 FF (environ 1.600 dollars). «C’est exactement comme pour les voitures, il a fallu inventer un code de la route, des sens interdits, des places de stationnement, quand leur usage s’est généralisé», constate-t-il, espérant que son invention contribuera à «civiliser» l’usage du portable. (AFP)
Comment faire taire les sonneries, insupportables, des téléphones portables dans les cinémas, les restaurants, les théâtres, à l’opéra ou à la messe? Un inventeur français semble avoir trouvé la réponse en mettant au point un brouilleur infaillible. Il y a plus d’un an, Raoul Girod, 54 ans, qui est installé dans la région lyonnaise, a déposé trois brevets, qui représentent six variantes de brouilleurs. Cet ingénieur, diplômé en outre d’une grande école de commerce, dont le statut officiel est «inventeur indépendant» après avoir dirigé pendant 25 ans une petite entreprise informatique, a l’habitude des brevets: en deux ans et demi, il en a déjà déposé 14. «Les trois du brouilleur ne sont pas les plus compliqués», tempère-t-il. «J’en ai un beaucoup plus intéressant sur un fax avec accusé de...