Les autorités ont rétabli le calme jeudi au Yémen après des affrontements opposant des manifestants et des tribus à la police, qui ont fait cinq morts, selon un ministre, et treize, selon l’opposition. Dans la capitale Sanaa, les autorités ont retiré des rues et des principales artères le gros des effectifs de la brigade anti-émeutes, qui s’y était déployée samedi, au lendemain du début des manifestations provoquées par une décision du gouvernement de majorer les prix des carburants. Un léger dispositif de sécurité était visible devant l’université de Sanaa, comprenant des soldats armés de fusils d’assaut Kalashnikov et de matraques. Les étudiants pouvaient cependant entrer et sortir sans problème, a-t-on constaté. Le forces de sécurité étaient cependant déployées en force dans la province de Maareb, à l’est de Sanaa, où des heurts violents ont opposé mardi la police et des tribus armées. Le ministre de l’Intérieur, le général Hussein Arab, a avancé le bilan de cinq tués, tous civils, et douze blessés, dont sept soldats, depuis le début des manifestations qui se sont déroulées dans plusieurs villes. Ce bilan contredit celui d’un groupe d’opposition en exil à Londres, le Front national de l’opposition (FNO), qui a affirmé que treize personnes, dont sept soldats, avaient trouvé la mort mardi à Maareb. Aucune manifestation n’a eu lieu jeudi, a affirmé un responsable du gouvernement sous couvert d’anonymat. D’après le général Arab, «un certain nombre de fauteurs de troubles» a été arrêté par les autorités et tous ont été aussitôt relâchés «sur les directives du président Ali Abdallah Saleh». Le ministre a renouvelé ses accusations contre «des parties politiques», qu’il n’a pas identifiées, de «s’être infiltrées» dans les manifestations afin de «déstabiliser» le Yémen et d’«entraver les réformes» économiques. (AFP)
Les autorités ont rétabli le calme jeudi au Yémen après des affrontements opposant des manifestants et des tribus à la police, qui ont fait cinq morts, selon un ministre, et treize, selon l’opposition. Dans la capitale Sanaa, les autorités ont retiré des rues et des principales artères le gros des effectifs de la brigade anti-émeutes, qui s’y était déployée samedi, au lendemain du début des manifestations provoquées par une décision du gouvernement de majorer les prix des carburants. Un léger dispositif de sécurité était visible devant l’université de Sanaa, comprenant des soldats armés de fusils d’assaut Kalashnikov et de matraques. Les étudiants pouvaient cependant entrer et sortir sans problème, a-t-on constaté. Le forces de sécurité étaient cependant déployées en force dans la province de Maareb,...
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