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Actualités - Chronologie

Australie : découverte d'un procédé capable de détecter l'Epo (dopage)

Une équipe de scientifiques australiens et l’Institut australien des sports a élaboré un nouveau type de test qui permet de dépister la présence d’érythropoiétine (EPO), une substance dopante, a annoncé mercredi le ministre australien des Sports, Andrew Thomson. Ce nouveau procédé serait capable de différencier la présence artificiellement administrée d’EOP, une substance permettant d’améliorer le travail musculaire d’un athlète en augmentant la capacité de fixation de l’oxygène dans les globules rouges, de celle naturellement produite par l’organisme. L’EPO peut à plus long terme être à l’origine d’accidents cardio-vasculaires. Andrew Thomson a précisé que ce nouveau type de test allait être expérimenté sur 24 sportifs retirés de la compétition et à qui l’on aura préalablement administré, sous contrôle médical, des doses d’EPO, et pourrait être suffisamment fiable pour être utilisé aux jeux de Sydney. Le 10 février dernier, le laboratoire de recherche contre le dopage de Cologne (Allemagne) avait annoncé avoir mis au point une méthode détectant dans le sang l’EPO. «Nous avons développé une méthode indirecte d’identification permettant de déceler sans ambiguïté la présence de l’EPO dans le sang, jusqu’à deux à trois jours après la prise de la substance interdite», avait alors précisé le Dr Schanzer. Les fédérations internationales de ski et de cyclisme procèdent actuellement à des contrôles inopinés pour décourager l’usage d’EPO, qui peuvent déboucher sur l’exclusion de certains athlètes. Ceux-ci ne sont cependant que de courte durée, en raison précisément du manque de fiabilité des tests. Deux championnes est-allemandes de natation, Katrin Meissner et Kerstin Kielgass, ont rejeté toute implication dans les pratiques de dopage en RDA ou ne se souviennent plus de rien. «Je n’ai en aucun cas reçu des pilules bleues» (selon le parquet, un anabolisant à base de turinabol) et «des roses (anabolisant à plus faible dosage), certainement pas à 99%», a déclaré la championne olympique de Séoul (1988) Meissner, 25 ans, qui comparaissait comme témoin à Berlin dans un procès sur le dopage en ex-RDA. «Je ne me souviens de rien», a rétorqué pour sa part la championne du monde Kerstin Kielgass, 28 ans, toujours entraînée aujourd’hui par un des accusés, Volker Frischke. Confrontée à ses déclarations d’août 1997 au parquet, où elle avait raconté avoir reçu de ses entraîneurs des pilules présentées comme des vitamines, Kielgass a ajouté: «Si j’ai dit cela il y a un an, c’est que c’était comme cela». Elle a tout oublié en revanche quant à la forme, la couleur ou la quantité de ces pilules. Le président du tribunal, Hansgeorg Braeutigam, s’est montré très sceptique devant cet état d’amnésie. «Je ne sais pas si elles veulent se rendre un service avec ces trous de mémoire», a-t-il déclaré. Ces deux témoignages sont très importants pour l’avenir des deux nageuses. Celles-ci, toujours en activité, encourent en effet des sanctions de la Fédération internationale de natation, s’il s’avère qu’elles ont dissimulé des informations sur le dopage. (AFP)
Une équipe de scientifiques australiens et l’Institut australien des sports a élaboré un nouveau type de test qui permet de dépister la présence d’érythropoiétine (EPO), une substance dopante, a annoncé mercredi le ministre australien des Sports, Andrew Thomson. Ce nouveau procédé serait capable de différencier la présence artificiellement administrée d’EOP, une substance permettant d’améliorer le travail musculaire d’un athlète en augmentant la capacité de fixation de l’oxygène dans les globules rouges, de celle naturellement produite par l’organisme. L’EPO peut à plus long terme être à l’origine d’accidents cardio-vasculaires. Andrew Thomson a précisé que ce nouveau type de test allait être expérimenté sur 24 sportifs retirés de la compétition et à qui l’on aura préalablement...