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Actualités - Chronologie

Un monastère transformé en centre d'art international

Au village de Monagri, à environ vingt kilomètres de Limassol (sud de Chypre), un monastère du XIIe siècle a fait peau neuve pour devenir un centre international d’art contemporain. L’ambition est d’en faire l’équivalent chypriote, mais en plus modeste, de la fondation Maeght, un des plus importants centres d’art européen (200.000 visiteurs en 1996) fondé en 1964 à Saint-Paul de Vence, dans le sud-est de la France. Richard Sale, un ressortissant britannique de 51 ans, est «tombé» par hasard en 1987 sur le monastère de Monagri dans un ancien village mixte chypriote-grec et chypriote-turc aujourd’hui peuplé de quelque 200 personnes. «Je rendais visite à des amis réfugiés de Kyrénia (ville située dans la partie nord de Chypre occupée par la Turquie depuis 1974) lorsqu’ils m’ont montré ce monument abandonné en 1967 et qui tombait en ruines», raconte-il. Le lieu comprend une église dans laquelle se trouvent des fresques et des icônes du XVIIIe siècle et les bâtiments abritant jadis les moines. Aujourd’hui, il existe deux salles d’exposition (d’une surface totale de 84 m2) dont l’une a conservé un moulin à huile, salle d’exposition, tandis que les autres pièces ont été transformées en studio et ateliers avec une surface d’habitation et de travail de 120 m2. La bâtisse date du XIIe siècle mais un incendie l’avait ravagée en 1735 et jusqu’à 1967 elle était occupée par un prêtre qui y vivait avec sa femme et ses neuf enfants. Les bâtiments avaient ensuite été abandonnés. Cet endroit a été un véritable coup de foudre pour Richard Sale. De retour à Londres, il décide de monter un projet de restauration du monastère pour en faire une fondation internationale pour l’art contemporain étendue à la Grèce, la Syrie, le Liban, Israël la Jordanie et l’Egypte. Richard Sale parvient à convaincre l’archevêché de lui concéder la bâtisse, à l’exception de l’église dont la gestion reste aux mains de l’Eglise orthodoxe qui y célèbre au moins quatre services par an, ainsi que quelques mariages et baptêmes. Il lui aura toutefois fallu quelque huit années pour recueillir les fonds et reconstruire. L’opération a coûté environ 100.000 livres chypriotes (environ 200.000 dollars), financée notamment par le gouvernement chypriote (département des anciens monuments) et l’Union européenne. Le centre a aussi obtenu le soutien de l’Association française pour l’action artistique (AFAA). Ouverte en 1995, la fondation a pour ambition d’attirer à la fois les artistes chypriotes pour exposer leurs œuvres et les artistes étrangers désireux d’y travailler et d’exposer. Pour la fondation, il est important d’intégrer cette structure au village par le biais de l’Eglise. Richard Sale espère en particulier faire renaître le festival de Monagri, événement religieux célébré en novembre. (AFP)
Au village de Monagri, à environ vingt kilomètres de Limassol (sud de Chypre), un monastère du XIIe siècle a fait peau neuve pour devenir un centre international d’art contemporain. L’ambition est d’en faire l’équivalent chypriote, mais en plus modeste, de la fondation Maeght, un des plus importants centres d’art européen (200.000 visiteurs en 1996) fondé en 1964 à Saint-Paul de Vence, dans le sud-est de la France. Richard Sale, un ressortissant britannique de 51 ans, est «tombé» par hasard en 1987 sur le monastère de Monagri dans un ancien village mixte chypriote-grec et chypriote-turc aujourd’hui peuplé de quelque 200 personnes. «Je rendais visite à des amis réfugiés de Kyrénia (ville située dans la partie nord de Chypre occupée par la Turquie depuis 1974) lorsqu’ils m’ont montré ce monument...