Bagdad dément catégoriquement avoir utilisé du gaz de combat VX
le 25 juin 1998 à 00h00
L’Irak a démenti avoir doté des missiles SCUD d’ogives à gaz neurotoxique VX avant la guerre du Golfe, comme l’affirment les autorités américaines sur la base d’analyses d’échantillons prélevés par l’UNSCOM, la commission spéciale de l’ONU chargée du désarmement irakien. «L’Irak rejette ces résultats catégoriquement», déclare dans un communiqué la mission de l’Irak aux Nations Unies. «Ces résultats ne peuvent être fiables puisque le VX n’a pas été utilisé par l’Irak en raison de l’échec de sa production», ajoute le communiqué. Le Washington Post a révélé «l’affaire», rapportant que des analyses pratiquées par un laboratoire du Maryland sur des fragments d’ogives découverts sur le site de Nibai, dans le nord de l’Irak, avaient mis en évidence des traces de VX, un gaz mortel. L’UNSCOM et l’administration américaine ont confirmé l’information. La commission dirigée par Richard Butler avait informé Bagdad de ces résultats à la mi-juin, ce que confirme le régime de Saddam Hussein. Le chef de l’UNSCOM avait déclaré aux autorités irakiennes que sept échantillons présentaient des «traces diverses» de VX et qu’une trace de stabilisateur avait été découverte sur l’un d’eux. «Trouver une trace de stabilisateur sur un des sept échantillons n’est pas une preuve car si le VX avait été effectivement utilisé, un stabilisateur aurait été détecté sur chacun des échantillons», déclare la mission irakienne, qui déplore que les analyses n’aient pas été pratiquées dans un pays «neutre». L’Irak a reconnu avoir militarisé un autre gaz neurotoxique, le sarin, mais nie avoir doté d’agents chimiques ou biologiques les missiles SCUD tirés sur Israël et l’Arabie Séoudite durant la guerre du Golfe, en 1991. La mission irakienne «s’étonne» par ailleurs que cette information ait fait surface à la veille d’une réunion du Conseil de Sécurité sur le processus de désarmement en cours. (Reuters)
L’Irak a démenti avoir doté des missiles SCUD d’ogives à gaz neurotoxique VX avant la guerre du Golfe, comme l’affirment les autorités américaines sur la base d’analyses d’échantillons prélevés par l’UNSCOM, la commission spéciale de l’ONU chargée du désarmement irakien. «L’Irak rejette ces résultats catégoriquement», déclare dans un communiqué la mission de l’Irak aux Nations Unies. «Ces résultats ne peuvent être fiables puisque le VX n’a pas été utilisé par l’Irak en raison de l’échec de sa production», ajoute le communiqué. Le Washington Post a révélé «l’affaire», rapportant que des analyses pratiquées par un laboratoire du Maryland sur des fragments d’ogives découverts sur le site de Nibai, dans le nord de l’Irak, avaient mis en évidence des traces de VX, un gaz mortel....
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