L'hexagone souffre d'accès fréquents de racisme, souligne un rapport européen
le 24 juin 1998 à 00h00
La France est le théâtre d’activités racistes et ne prend pas toutes les mesures nécessaires pour éradiquer ce phénomène, constate un rapport de la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance du Conseil de l’Europe (ECRI). «La France continue de souffrir d’accès fréquents et sporadiques d’activités racistes, y compris de certains événements antisémites», écrivent les auteurs de ce rapport. Le texte reproche aux autorités françaises de ne pas avoir signé et ratifié «tous les instruments juridiques pertinents dans le domaine de la lutte contre le racisme et l’intolérance», en référence à la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires et la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales. Selon l’ECRI, l’importante communauté musulmane en France, principalement d’origine nord-africaine, est «particulièrement victime d’attitudes intolérantes et discriminatoires». «La France se caractérise aussi par l’existence du Front national, l’un des partis d’extrême-droite les plus puissants et les mieux implantés d’Europe, qui propose une idéologie ouvertement raciste et xénophobe», poursuit le rapport. Le rapport reconnaît que la France a créé le délit de contestation de crimes contre l’humanité mais que «les choses pourraient encore être améliorées»: «On pourrait désormais envisager de «peaufiner» la législation applicable dans ce domaine pour supprimer les derniers obstacles qui peuvent encore entraver son efficacité». L’ECRI regrette également «des changements fréquents dans les règlements et politiques de l’immigration» en France et dans d’autres pays d’Europe, qui «peuvent créer un climat de méfiance et de ressentiment entre les immigrés et le reste de la population». Dans cette troisième série de rapports, la commission examine la situation dans cinq autres pays: la Bulgarie, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal et la Slovaquie. La Bulgarie «manque de structure et de politique nécessaires pour lutter contre le racisme et l’intolérance», alors que la Slovaquie est appelée à faire preuve d’une «politique cohérente» en ce qui concerne les réfugiés et les demandeurs d’asile, selon l’ECRI. L’Italie se voit reprocher l’augmentation du nombre d’agressions racistes, tandis que le Portugal est prié «d’accorder plus d’attention» à la répression des actes de violence commis par des groupes extrémistes. L’ECRI, mise en place en 1994, a jusqu’à présent publié des rapports sur 23 des 40 pays de l’Organisation pan-européenne. (AFP)
La France est le théâtre d’activités racistes et ne prend pas toutes les mesures nécessaires pour éradiquer ce phénomène, constate un rapport de la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance du Conseil de l’Europe (ECRI). «La France continue de souffrir d’accès fréquents et sporadiques d’activités racistes, y compris de certains événements antisémites», écrivent les auteurs de ce rapport. Le texte reproche aux autorités françaises de ne pas avoir signé et ratifié «tous les instruments juridiques pertinents dans le domaine de la lutte contre le racisme et l’intolérance», en référence à la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires et la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales. Selon l’ECRI, l’importante communauté musulmane en France,...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.