Grand Jérusalem : les palestiniens en appellent à l'ONU
le 24 juin 1998 à 00h00
Les Palestiniens ont demandé au Conseil de Sécurité de l’ONU de «prendre des mesures concrètes» pour empêcher Israël d’agrandir Jérusalem pour en renforcer la majorité juive. Le représentant palestinien à l’ONU Nasser al-Kidwa a adressé une lettre au président du Conseil de Sécurité Antonio Monteiro pour demander que le conseil se saisisse formellement de cette question. Interrogé par les journalistes à l’issue d’une réunion à huis clos dans la nuit de lundi à mardi du conseil, M. Monteiro a indiqué que le sujet n’avait pas été discuté. «Le plan israélien n’est pas seulement une provocation contre le peuple palestinien, c’est une violation grossière du droit international, qui est assurément préjudiciable au processus de paix», écrit M. al-Kidwa. Le Conseil de Sécurité «a l’obligation de prendre des mesures concrètes pour s’opposer au plan» israélien, souligne le délégué de la Mission d’observation palestinienne. M. al-Kidwa rappelle que le conseil a adopté 16 résolutions concernant Jérusalem dans lesquelles il affirme que tout ce qui pouvait modifier le statut ou le caractère démographique de la ville sainte était «nul et non avenu et sans valeur légale». Selon les accords d’Oslo sur l’autonomie, le futur statut de Jérusalem doit être négocié entre Israéliens et Palestiniens. Clarifications A ce propos, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a assuré le gouvernement américain que les limites de Jérusalem ne seraient pas repoussées au-delà de la ligne de démarcation de 1967, a indiqué le département d’Etat. «Le premier ministre nous a dit que cette décision n’était pas une tentative d’expansion de l’autorité municipale de la ville à des zones situées au-delà de la ligne verte», a déclaré le porte-parole du département d’Etat James Rubin. «Nous apprécions cette clarification», a déclaré M. Rubin. Jérusalem est entouré à l’est, au nord et en partie à l’ouest par la ligne verte instituée à la fin de la guerre de 1967. Israël considère l’ensemble de la ville comme sa capitale, y compris la partie orientale occupée depuis 1967. Les Palestiniens, quant à eux, entendent faire de Jérusalem-Est leur capitale. Pour les Palestiniens, la décision de dimanche est une violation des accords de paix d’Oslo qui stipulent que la question de l’avenir de Jérusalem doit être traitée lors des négociations sur le statut final des territoires occupés. «Nous pensons qu’il serait plus sage d’attendre et de remettre le processus de paix sur les rails, ce qui mènera directement à des négociations sur le statut final de manière que ces questions soient pleinement traitées, pleinement mises au jour et, nous l’espérons, résolues de manière satisfaisante», a déclaré M. Rubin. Les Etats-Unis ont réaffirmé dimanche que la décision israélienne de créer une super-municipalité de Jérusalem «n’aide pas» le processus de paix au Proche-Orient. Vendredi dernier, le porte-parole du département d’Etat avait qualifié le plan israélien de «provocateur». Mme Albright s’est entretenue vendredi dernier par téléphone avec M. Netanyahu et des échanges ont eu lieu au cours du week-end entre responsables israéliens et américains, a précisé le département d’Etat. (AFP-Reuters)
Les Palestiniens ont demandé au Conseil de Sécurité de l’ONU de «prendre des mesures concrètes» pour empêcher Israël d’agrandir Jérusalem pour en renforcer la majorité juive. Le représentant palestinien à l’ONU Nasser al-Kidwa a adressé une lettre au président du Conseil de Sécurité Antonio Monteiro pour demander que le conseil se saisisse formellement de cette question. Interrogé par les journalistes à l’issue d’une réunion à huis clos dans la nuit de lundi à mardi du conseil, M. Monteiro a indiqué que le sujet n’avait pas été discuté. «Le plan israélien n’est pas seulement une provocation contre le peuple palestinien, c’est une violation grossière du droit international, qui est assurément préjudiciable au processus de paix», écrit M. al-Kidwa. Le Conseil de Sécurité «a l’obligation...
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