DDT, dioxine et PCB provoquent le cancer, endommagent le système nerveux, altèrent le système immunitaire et retardent le développement de l’enfant. Les représentants de plus de 100 pays et d’une soixantaine d’organisations non-gouvernementales ont entamé lundi à Montréal la mise au point d’un accord international visant à réduire ou supprimer les émissions et les rejets de «polluants organiques persistants» tels que le DDT, la dioxine ou les PCB. Selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), qui chapeaute la réunion, les POP figurent parmi les substances les plus toxiques jamais produites par l’homme. Une exposition à des doses minimes peut notamment «provoquer le cancer, endommager le système nerveux, altérer le système immunitaire, perturber le fonctionnement de l’appareil reproducteur et interférer dans le développement normal de l’enfant», affirme le PNUE. A Aarhus (Danemark), les ministres de l’Environnement de 32 pays d’Europe et d’Amérique du Nord avaient signé un protocole visant à interdire ou réduire l’émission ou l’utilisation de seize POP. Ce protocole doit servir de base de travail pour l’accord qui commencera à être élaboré lundi à Montréal, en vue d’une rédaction définitive d’ici l’an 2000. Les discussions, qui se tiendront toute la semaine, tourneront autour de douze POP, surnommés «la sale douzaine»: huit pesticides dont le DDT, un produit chimique industriel (BPC, ou biphényles polychlorés) et trois sous-produits issus de substances ou procédés à base de chlore (dont la dioxine et l’hexachlorobenzène, ou HCB). L’objectif est de mettre au point un texte visant à «réduire ou éliminer» les émissions de ces produits toxiques. Un certain nombre de POP, notamment les pesticides, sont déjà interdits ou réglementés dans les pays industrialisés, mais par ce que l’on appelle «l’effet sauterelle», ils voyagent du sud au nord de la planète, dans l’atmosphère ou les eaux, tout en s’accumulant dans les graisses animales. D’autres, sous-produits d’activités industrielles, sont le privilège des pays développés. «Le problème est donc global et nécessite une solution globale», estiment aussi bien le PNUE que les écologistes. Tout en se déclarant tout à fait favorable à ces discussions, l’organisation Greenpeace a tenu à souligner, en présentant à Montréal un rapport complet sur le sujet, qu’une simple réduction de ces émissions n’était ni suffisante ni envisageable, vu la stabilité des produits et leur accumulation dans l’échelle alimentaire. «Les gouvernements du monde entier doivent interdire la production de tous les POP et s’assurer que les quantités accumulées soient détruites», a affirmé un des responsables du secteur «toxiques» de Greenpeace, Matthew Bramley. De vives discussions devraient, par ailleurs, opposer les pays en développement, qui utilisent les pesticides pour lutter contre la malaria ou les rongeurs, et les pays développés, qui en subissent les effets. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats DDT, dioxine et PCB provoquent le cancer, endommagent le système nerveux, altèrent le système immunitaire et retardent le développement de l’enfant. Les représentants de plus de 100 pays et d’une soixantaine d’organisations non-gouvernementales ont entamé lundi à Montréal la mise au point d’un accord international visant à réduire ou supprimer les émissions et les rejets de «polluants organiques persistants» tels que le DDT, la dioxine ou les PCB. Selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), qui chapeaute la réunion, les POP figurent parmi les substances les plus toxiques jamais produites par l’homme. Une exposition à des doses minimes peut notamment «provoquer le cancer, endommager le système nerveux, altérer le système immunitaire, perturber le fonctionnement de l’appareil...