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Actualités - Reportage

L'excédent commercial japonais croît de 66.6% au détriment de l'Europe

Le Japon est parvenu à accroître de 66,6% son excédent commercial en mai, grâce au doublement du surplus dégagé vis-à-vis de l’Europe, qui lui a permis de compenser l’impact du marasme en Asie, a annoncé jeudi le ministère japonais des Finances (MoF) devant la presse. L’excédent commercial japonais s’est établi à 1.219,3 milliards de yens (8,8 milliards de dollars), contre 732,0 mds de yens un an plus tôt. Cette nouvelle progression mensuelle, la 14e consécutive, est parfaitement conforme aux attentes des marchés financiers. L’excédent commercial nippon se maintient sur ses niveaux des mois passés, puisqu’il s’était établi à 1.284 milliards de yens en février (+89%), à 1.253 milliards de yens en mars (+56%) et à 1.232 milliards de yens en avril (+53%). Nouvelle illustration du marasme de son économie, le Japon a vu ses importations baisser de 16,3%, à 2.822 milliards de yens. Pour le deuxième mois consécutif, ses exportations ont reculé de 1,5%, pour revenir à 4.041,9 milliards de yens, à la suite de la crise économique dans le reste de l’Asie. «Alors que les exportations à destination des Etats-Unis et de l’Europe ont continué à progresser, en raison de la bonne santé de ces pays, la baisse des exportations vers l’Asie a affecté négativement la performance d’ensemble des ventes japonaises à l’étranger», a souligné un responsable du ministère. Pour Koichi Ono, un économiste du Daiwa Institute of Research, la faiblesse de la demande intérieure au Japon «est naturellement un facteur» derrière la chute des importations mais celle-ci «ne peut à elle seule expliquer une telle baisse». «Le recul du yen, qui renchérit les importations et facilite les exportations, commence à se faire sentir», a souligné l’économiste. Le responsable du MoF a relevé que la contraction des importations tenait certes à la baisse de la demande intérieure, mais aussi à la baisse des prix du pétrole brut. En valeur, les importations de pétrole ont chuté de 39,3%, ce qui a contribué pour 3,6 points à la baisse globale des importations. Selon lui, la «croissance de l’excédent devrait se modérer progressivement, grâce au redressement attendu des importations favorisé par la reprise de l’économie qui interviendra après la mise en œuvre du plan de relance». Avec l’Union européenne, l’excédent commercial a bondi de 94,2%, à 394,0 milliards de yens. Les exportations ont grimpé de 20,6% (à 768,8 mds de yens) tandis que les importations ont chuté de 13,8% (à 374,8 mds de yens). Vis-à-vis des Etats-Unis, l’excédent a progressé de 41,0%, à 455,4 mds de yens, ce qui constitue sa 20e hausse mensuelle consécutive. Les exportations du Japon vers son premier partenaire économique ont augmenté de 7,9% (à 1.192,5 mds de yens), ses importations reculant de 5,8% (à 737,1 mds de yens). Avec le reste de l’Asie, le Japon a enregistré une baisse de 28,3% de son excédent commercial, à 406,6 mds de yens, du fait de la crise financière dans la région. Vers cette région, qui absorbait il y a peu 40% de ses exportations, ses ventes ont plongé de 21,1% (à 1.430,0 mds de yens). Ses importations ont chuté simultanément de 17,8% (à 1.023,4 mds de yens). Selon le ministère, une baisse aussi nette des flux commerciaux avec l’Asie n’avait plus été observée depuis 1986, tant pour les importations que les exportations. Pour Kunihiko Nakai, un économiste du Sakura Resarch Institute, «cette tendance devrait se prolonger tout au long de l’année dans la mesure où un redémarrage rapide des économies asiatiques est improbable». (AFP)
Le Japon est parvenu à accroître de 66,6% son excédent commercial en mai, grâce au doublement du surplus dégagé vis-à-vis de l’Europe, qui lui a permis de compenser l’impact du marasme en Asie, a annoncé jeudi le ministère japonais des Finances (MoF) devant la presse. L’excédent commercial japonais s’est établi à 1.219,3 milliards de yens (8,8 milliards de dollars), contre 732,0 mds de yens un an plus tôt. Cette nouvelle progression mensuelle, la 14e consécutive, est parfaitement conforme aux attentes des marchés financiers. L’excédent commercial nippon se maintient sur ses niveaux des mois passés, puisqu’il s’était établi à 1.284 milliards de yens en février (+89%), à 1.253 milliards de yens en mars (+56%) et à 1.232 milliards de yens en avril (+53%). Nouvelle illustration du marasme de son...